Par la Rédaction
Le président de la coordination de la société civile Forces Vives de Walikale, Fiston Misona, a exprimé ses préoccupations concernant la situation sécuritaire dans le territoire de Walikale, en province du Nord-Kivu. Celui-ci a attiré l'attention des autorités nationales et internationales, sur la persistance des violations des droits de l'homme, malgré le retrait des rebelles du M23 AFC de cette région.
"Nous alertons l'opinion nationale et internationale qu'après le retrait des M23-AFC du territoire de Walikale, ces derniers continuent de commettre des violations graves des droits humains. Ils ont notamment pillé systématiquement l’hôpital général de référence de Kibuwa, le centre de santé de Mungazi, ainsi que tous les équipements et matériels médicaux, y compris les panneaux solaires et les médicaments. Ce centre de santé, construit dans le cadre du projet '145 territoires', a été une cible de leur vandalisme", a déclaré Fiston Misona.
Le président de la société civile a souligné que ces actes de violence aggravent les conditions déjà difficiles de la population locale et mettent en péril les services de santé essentiels dans la région.
Dans un deuxième temps, Fiston Misona a alerté les autorités militaires sur les mouvements inquiétants du M23. "À la même occasion, nous attirons l’attention des autorités militaires, sur le renforcement des positions du M23 vers Masisi Centre. Nous ne savons pas encore quelles sont leurs véritables intentions et destinations, mais ce qui est certain, c’est qu’ils contournent ce qu'ils avaient annoncé comme retrait. Il est impératif que nous restions vigilants face à cette menace", a-t-il ajouté.
Face à cette situation, Fiston Misona appelle les autorités congolaises à prendre des mesures urgentes et efficaces, pour assurer la sécurité et la stabilité dans la région de Walikale, et pour mettre fin à ces violations récurrentes des droits humains.