Par Gloire Balolage
La RDC -République démocratique du Congo- se classe 133ᵉ sur 180 pays dans le Classement mondial de la liberté de la presse 2025. C'est ce qui ressort du rapport publié par RSF -Reporters sans frontières-, dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse, ce samedi 3 mai 2025.
Dans ces zones de conflit, les journalistes sont confrontés à des violences physiques, mais aussi à des pressions économiques et institutionnelles, qui compromettent gravement leur sécurité et leur liberté.
Selon RSF, les exactions physiques restent les formes les plus visibles d’atteintes à la liberté de la presse, mais elles ne sont que la partie émergée de l’iceberg. En 2025, l’indicateur économique du classement mondial atteint un niveau critique inédit, mettant en évidence un facteur souvent sous-estimé : la fragilité économique des médias.
Entre la concentration de la propriété, la dépendance vis-à-vis des annonceurs, la réduction des aides publiques ou leur attribution opaque, les médias se retrouvent pris en étau entre survie économique et indépendance éditoriale.
Cette pression économique ne touche pas que la RDC. À l’échelle mondiale, RSF constate pour la première fois que la situation de la liberté de la presse est désormais qualifiée de «difficile» dans de nombreux pays. L’organisation tire la sonnette d’alarme sur l’urgence de restaurer un écosystème médiatique durable et indépendant.
"Sans indépendance économique, pas de presse libre. Quand les journalistes sont paupérisés, ils n’ont plus les moyens de résister aux adversaires de la presse que sont les chantres de la désinformation et de la propagande. Il convient de restaurer une économie des médias qui garantit une information fiable et au service de l’intérêt général," prévient Anne Bocandé, directrice éditoriale de RSF.
RSF appelle les États, les bailleurs et les acteurs privés à mettre en œuvre des solutions concrètes, pour soutenir financièrement les médias indépendants, protéger les journalistes et garantir un accès équitable à l’information. Pour la RDC, ce soutien est d’autant plus vital que les régions en conflit subissent une double peine : la violence armée et l’étouffement progressif de la presse.