Breaking News

Kongo Central : Plaidoyer pour la formation d’interprètes en langue des signes afin de promouvoir l’inclusion des personnes sourdes

Catégorie
Image
Photo d'illustration
Photo d'illustration

Par Gloire Balolage 

L’ONG VSSV -Voix des sourds sans voix- a lancé un plaidoyer auprès des autorités provinciales du Kongo Central, pour l'organisation de formations dédiées aux interprètes en langue des signes, une démarche visant à renforcer la communication entre les personnes entendantes et sourdes, et à favoriser l'inclusion de ces dernières dans la société.

«Nous plaidons auprès des autorités provinciales pour qu’elles prennent en compte notre handicap, en vue d’organiser des formations dédiées à l’apprentissage de la langue des signes», a déclaré Vasco Futi Nzau, coordonnateur national de VSSV, au cours d’un échange avec la presse locale.

Selon lui, l'absence de personnel qualifié en langue des signes dans les institutions publiques et privées contribue fortement à l’exclusion des personnes sourdes. Il cite, notamment, des cas fréquents de malentendus dans les hôpitaux, un non-accès à la justice, ainsi qu’un manque de représentation dans les services publics.

«Les personnes atteintes de surdité meurent dans des hôpitaux sans avoir été comprises, elles n’ont pas accès à la justice et sont souvent victimes de violences, notamment les femmes. Pourtant, nous avons les mêmes capacités humaines que tout autre citoyen», a-t-il souligné avec émotion.

Dans cette dynamique, M. Futi a également rappelé que la langue des signes est appelée à devenir la cinquième langue nationale de la République démocratique du Congo. Une raison supplémentaire, selon lui, de professionnaliser ce champ et de garantir une présence d’interprètes dans les juridictions, les hôpitaux, le gouvernorat, l’Assemblée provinciale et les autres structures clés.

Le coordonnateur de VSSV a également interpellé les autorités du Kongo Central sur les besoins spécifiques des personnes sourdes, notamment la scolarisation des enfants atteints de surdité, la mise à disposition d’un siège administratif pour l’ONG, et l’accès à un accompagnement psychologique et juridique, pour les victimes de discrimination.

«Il est temps que cette catégorie de la population cesse d’être ignorée. Nous espérons une réelle promotion de nos droits et une inclusion effective dans toutes les sphères de la vie nationale», a conclu Vasco Futi Nzau.

Mardi 20 mai 2025 - 19:09