Par Gloire Balolage
Un atelier de formation réunissant une vingtaine de journalistes, créateurs de contenus et blogueurs de la ville de Goma s’est tenu autour de la thématique de la santé, des droits sexuels et reproductifs. Cette initiative visait à renforcer les capacités des professionnels des médias dans le traitement et la diffusion des informations liées à ces questions sensibles.
La formation s’est déroulée sur deux jours, du 16 au 17 décembre 2025, dans la ville de Goma. Elle a été facilitée par l’organisation Action pour les droits solidaires (ADS), engagée dans la promotion des droits humains et de la santé communautaire.
Durant ces deux journées, les participants ont eu l’occasion d’approfondir leurs connaissances sur la santé sexuelle et reproductive. L’objectif principal était de leur permettre d’acquérir un bagage solide afin d’améliorer leur manière de traiter les informations et de mieux sensibiliser la population à travers leurs productions médiatiques.
Plusieurs questions liées à la thématique ont été abordées au cours des échanges. Les journalistes et blogueurs ont profité de cette formation pour poser des questions de compréhension à l’oratrice, qui a pris le temps d’y répondre afin d’éclaircir les zones d’ombre soulevées par les participants.
Les débats ont été riches et animés, créant un climat d’échanges ouvert et participatif. Selon les organisateurs, l’ensemble des participants s’est montré à l’aise pour intervenir et partager ses préoccupations, ce qui a favorisé une meilleure appropriation des notions abordées.
S’exprimant à cette occasion, Jemima Kamala, chargée de projet au sein de l’organisation ADS, a souligné l’importance pour les journalistes de disposer d’informations sur la santé et la reproduction, y compris les droits y afférents, afin de mieux communiquer sur les différents canaux de diffusion.
Elle a insisté sur le rôle des journalistes en tant que pont entre le message et la communauté, rappelant que la diffusion d’informations sur la santé sexuelle et reproductive nécessite une bonne compréhension du cadre légal en vigueur en République démocratique du Congo, compte tenu du caractère sensible de ces sujets.
L’atelier a été animé par Carine Akasa, oratrice durant ces deux jours qui travaille au sein de la division provinciale de la santé, œuvrant dans le programme national de santé et de la reproduction. Elle a formé les participants sur la santé, les droits sexuels et reproductifs, en mettant un accent particulier sur les droits des femmes.
Selon Carine Akasa, la formation a porté notamment sur les violences basées sur le genre, l’accès à l’avortement sécurisé conformément au protocole de Maputo, ainsi que sur l’encouragement des femmes à dénoncer les violences, y compris les violences psychologiques.
De son côté, l’un des participants, Stoycien Lwembo, a salué l’initiative, affirmant que cette formation lui a permis d’acquérir de nouvelles techniques sur la manière de communiquer les informations liées à la santé sexuelle et reproductive, afin d’éviter la propagation de pratiques néfastes au sein de la communauté.