Par la Rédaction
Un an après la prise de la ville de Goma par le Rwanda et son allié, l'AFC/M23, les victimes continuent de demander réparation et justice. C’est ce qu’a déclaré Jean-Claude Katende, président de l’Association Africaine de Défense des Droits de l’Homme (ASADHO), dans un message publié sur son compte X.
Dans ce message, Jean-Claude Katende souligne l’importance pour le Rwanda et son collaborateur, le groupe armé AFC/M23, de rendre des comptes concernant les nombreuses violations massives des droits de l’homme perpétrées contre les populations civiles lors de cette offensive. Selon lui, ces violations ont profondément marqué les habitants de la région, dont plusieurs ont subi des violences, des déplacements forcés et d’autres atteintes graves à leurs droits fondamentaux.
Le président de l’ASADHO insiste également sur le fait qu’aucun accord politique ou militaire ne peut exonérer les responsables de ces violations de leur obligation de répondre devant une justice indépendante. Cette prise de position réaffirme la nécessité d’un mécanisme judiciaire impartial capable d’enquêter, juger et sanctionner les auteurs de ces crimes, afin de garantir la justice pour les victimes.
Ce rappel intervient dans un contexte où les tensions et les conflits armés dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) persistent, malgré les multiples accords de paix et négociations en cours. La situation à Goma reste ainsi une source de préoccupations pour les défenseurs des droits humains et la communauté internationale.