Masisi : un nouvel éboulement à Rubaya porte le bilan à plus de 600 morts depuis début 2026 et relance l’appel de la société civile à la suspension de l’exploitation minière

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Par la Rédaction

La mine de Rubaya, dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu, est de nouveau endeuillée par un éboulement survenu tôt dans la matinée de ce samedi 07 mars, dans le périmètre de Gakombe. Ce drame constitue la troisième catatrophe majeure enregistrée dans ce périmètre minier depuis le début de l’année 2026. Face à la répétition de ces tragédies, la société civile de la chefferie de Bahunde tire la sonnette d’alarme et appelle la communauté internationale à accorder une attention urgente à la situation.

Selon Léopold Mwisha, président de la société civile de la chefferie de Bahunde, la situation dans la mine de Rubaya devient « de plus en plus catastrophique ». Il indique que plusieurs personnes ont perdu la vie dans des éboulements successifs liés à l’exploitation des minerais dans une zone contrôlée par les rebelles de l’AFC/M23.

Depuis janvier 2026, les deux premiers accidents ont déjà causé la mort d’au moins 600 personnes. Le premier éboulement de l’année, survenu le 26 janvier 2026 sur le site minier de Luhoho dans l’agglomération de Gasasa, aurait fait environ 400 morts, selon les organisations de la société civile. 

Le deuxième accident, survenu le 3 mars 2026, a coûté la vie à plus de 200 personnes (selon le Gouvernement congolais), tandis que plusieurs restent portées disparues.

Le troisième éboulement, survenu ce samedi, vers 4 heures du matin, à Gakombe, a de nouveau fait de nombreuses victimes et englouti près de 80 maisons, aggravant la situation pour les populations locales. Le bilan précis de ce dernier incident n’est pas encore disponible.

Face à cette succession de drames, la société civile dénonce l’absence de réaction des autorités de l’AFC/M23 et interpelle la communauté internationale. Léopold Mwisha estime que ce silence est préoccupant et appelle à des mesures urgentes pour mettre fin aux pertes humaines dans ces sites miniers.

Les acteurs de la société civile demandent notamment la suspension de l’exploitation minière dans ces zones, afin de protéger les populations. Ils exhortent la communauté internationale à porter une attention particulière à cette crise humanitaire qui se déroule autour de la mine de Rubaya.

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Samedi 7 mars 2026 - 14:07