Par Denise Kyalwahi
Dans un communiqué de presse incisif publié ce dimanche 8 mars 2026, le mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA) dénonce un climat de « terreur intellectuelle » et une urgence sécuritaire dans l'Est.
Ce mouvement pro-démocratie recadre les priorités nationales par la rédaction d'un communiqué de presse.
Pour la LUCHA, l'heure n'est pas aux manœuvres politiques, mais à la survie de la nation. Dans son dernier communiqué, l'organisation fustige ce qu'elle qualifie d'« indécence politique » : le débat sur une éventuelle modification de la Constitution alors que le pays est en proie à une violence extrême sous la rébellion de l'AFC/M23 et d'autres groupes rebelles.
Le mouvement citoyen met en garde le pouvoir en place contre toute tentative de « glissement » institutionnel. Rappelant les positions passées de l'actuelle majorité lorsqu'elle était dans l'opposition, la LUCHA souligne que la Loi fondamentale appartient au peuple et non à une « famille politique ». Le communiqué invoque explicitement l'article 64, rappelant à chaque citoyen son devoir de faire échec à quiconque détiendrait le pouvoir en violation des dispositions constitutionnelles. « Nous n'accepterons aucune confiscation de notre démocratie, car la Constitution n'est pas un butin de guerre », prévient le texte.
Le contraste dépeint par la LUCHA est saisissant : pendant que Kinshasa s'enlise dans des calculs de maintien au pouvoir, les populations du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l'Ituri subissent des massacres et des déplacements forcés. Pour le mouvement, la priorité absolue doit être la libération des terres occupées par l'AFC/M23 et la restauration de la dignité humaine.
Pour sortir de l'impasse, la LUCHA formule trois exigences claires : la sécurisation immédiate de l'Est du pays, l'arrêt des intimidations contre les voix critiques et l'opposition, et l'organisation d'un dialogue national sincère pour traiter la faillite sécuritaire et institutionnelle.
Le mouvement réaffirme sa détermination à défendre la démocratie congolaise par tous les moyens légaux, y compris par la mobilisation populaire. « Elle se défendra dans la rue », promet la Cellule de communication de la LUCHA.