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Attaque des ADF à Babesua : 11 civils tués, village entièrement consumé par les flammes et plusieurs dégâts matériels [ Bilan CRDH Mambasa ]

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Des maisons incendiées par les ADF à Babeusa [photo d’illustration]
Des maisons incendiées par les ADF à Babeusa [photo d’illustration]

Par Gratis Makabi

La Convention pour le Respect des Droits Humains (CRDH) Mambasa a présenté le bilan de l'attaque causée par les rebelles d'ADF, dans la soirée de lundi 16 mars 2026, au village Babesua situé à 118km de Mambasa route Kisangani dans le groupement Bafwabete, Chefferie des Bandaka, en province de l'Ituri.

D'après une déclaration de la CRDH Mambasa, le bilan provisoire, issu de sources locales crédibles, fait état de 11 civils froidement exécutés, un village entièrement consumé par les flammes, et des survivants abandonnés à eux-mêmes, sans assistance ni protection.

"Ces actes ignobles traduisent une stratégie de terreur systématique, visant à vider la région de ses habitants. Aujourd’hui, les agglomérations de Badengaido, Salate et Epulu sont plongées dans un chaos total : populations en fuite, écoles fermées, économie à l’arrêt, vie sociale anéantie", a-t-on appris.

La CRDH Mambasa dénonce un cycle de massacres devenu insupportable et inacceptable, caractérisé par des crimes pouvant être qualifiés de crimes contre l’humanité au regard de leur ampleur et de leur répétition ; l’abandon criant des populations civiles, livrées sans défense face à des groupes armés, en violation flagrante des obligations constitutionnelles et internationales de l’État congolais ; et le silence et l’inaction qui frisent la complicité, face à des crimes pourtant connus, documentés et récurrents.

En conséquence, la CRDH Mambasa exige des autorités congolaises des mesures immédiates, visibles et efficaces, entre autres :

  • le déploiement urgent et renforcé des forces de défense sur l’axe RN4 et dans toutes les zones à risque ;
  • la sécurisation effective des populations civiles ;
  • la traque sans relâche des assaillants jusqu’à leur neutralisation ;
  • et la mise en place d’une commission d’enquête indépendante pour faire toute la lumière sur ces massacres et établir les responsabilités.

L’organisation saisit l’opinion nationale et internationale sur le risque réel d’un nettoyage violent des populations civiles dans cette partie du pays ; et appelle à une mobilisation humanitaire d’urgence, face à une catastrophe humaine en cours.

La CRDH Mambasa prévient : "Si rien n’est fait immédiatement, ces massacres risquent de s’étendre davantage, avec des conséquences humanitaires encore plus dramatiques".

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Mardi 17 mars 2026 - 11:10