Par Prosper Buhuru
L’Action pour la Promotion et la Défense des Droits Humains (APDDH) a dénoncé, dans un communiqué rendu public, ce mercredi 1er avril 2026, le meurtre d’une femme, survenu le 31 mars, dans le groupement de Mudja, en territoire de Nyiragongo, au Nord-Kivu.
Selon cette organisation de défense des droits humains, la victime identifiée comme Kanyere Sikujuwa, âgée de 38 ans, a été assassinée par strangulation, par son mari, aux environs de 20 heures, alors qu’elle se trouvait dans son lit. Ce drame est intervenu le jour même de la clôture du mois consacré à la promotion des droits des femmes, ce qui renforce, selon l’APDDH, la portée symbolique et tragique de cet acte.
Dans son communiqué, l’organisation exprime sa profonde indignation face à ce qu’elle qualifie de féminicide et condamne avec fermeté cet acte jugé « barbare et inacceptable ». Elle estime que ce crime illustre la persistance des violences faites aux femmes dans la société congolaise, en dépit des efforts de sensibilisation et des engagements institutionnels.
Face à cette situation, l’APDDH appelle les autorités compétentes à agir sans délai. Elle exige notamment l’arrestation immédiate du présumé auteur, ainsi que l’ouverture d’une enquête sérieuse, transparente et diligente, afin que toute la lumière soit faite sur les circonstances de ce meurtre.
L’organisation plaide également pour la mise en œuvre de mesures concrètes visant à prévenir et à lutter efficacement contre les violences basées sur le genre, particulièrement dans les zones affectées par des dynamiques sociales et sécuritaires fragiles comme le territoire de Nyiragongo.