Par Patrick Kitoko
Les États-Unis ont condamné une frappe de drone survenue à Mushaki, dans la province du Nord-Kivu, ainsi que des massacres signalés près d’Uvira, au Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo.
Dans un communiqué publié par le Bureau des affaires africaines du département d’État américain, Washington a appelé toutes les parties impliquées dans le conflit à « faire preuve de la plus grande retenue », à respecter leurs engagements en matière de cessez-le-feu et à protéger les populations civiles.
Les autorités américaines ont également insisté sur la nécessité de privilégier « le dialogue et la désescalade » dans une région marquée depuis plusieurs mois par une recrudescence des violences armées.
Cette réaction intervient dans un contexte de tensions persistantes dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, où les affrontements opposent régulièrement les FARDC - Forces armées de la RDC -, des groupes armés locaux et les rebelles du M23/AFC, accusés par Kinshasa d’être soutenus par le Rwanda, une accusation que Kigali rejette.
Selon plusieurs sources locales, la frappe de drone à Mushaki aurait provoqué des victimes civiles, tandis que des tueries signalées près d’Uvira auraient fait plusieurs morts parmi les habitants.
À ce stade, aucun bilan officiel n’a été communiqué, et les circonstances exactes des incidents restent difficiles à vérifier de manière indépendante.
La communauté internationale multiplie les appels à un arrêt des hostilités dans la partie orientale de la RDC, où la situation humanitaire continue de se détériorer. Des milliers de personnes ont été déplacées ces dernières semaines en raison des combats et de l’insécurité persistante.
Washington a enfin rappelé l’importance du respect du droit international humanitaire et de la protection des civils dans les zones affectées par le conflit.