Par Gloire Balolage
La disparition de Miguel Masaïsaï continue de provoquer une vive émotion en République démocratique du Congo. Le jeune cycliste congolais est décédé vendredi 18 septembre 2026 dans un accident de la circulation à Ouesso, dans le nord du Congo-Brazzaville, alors qu’il poursuivait son périple « Pedals for Peace », lancé depuis Goma avec pour destination finale Rabat, au Maroc.
Réagissant à cette disparition, le ministre de la Communication et Médias et porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, dit avoir été profondément affecté par la nouvelle. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, il qualifie le décès du jeune cycliste de « vraie tragédie » et salue l’énergie qu’il consacrait à son pays.
Patrick Muyaya revient notamment sur l’ambition qui animait Miguel Masaïsaï. Le jeune sportif s’était lancé le défi de traverser plusieurs pays africains à vélo afin de porter un message de paix. Son projet prévoyait un parcours d’environ 14 000 kilomètres entre Goma et Rabat. Après avoir traversé la RDC d’est en ouest, il avait poursuivi son itinéraire au Congo-Brazzaville.
Le porte-parole du gouvernement souligne également que Miguel nourrissait l’ambition de réaliser une performance susceptible de lui permettre de détenir un record mondial. Son parcours avait déjà franchi plusieurs étapes importantes. Arrivé à Kinshasa le 5 août, après 67 jours de route et plus de 6 500 kilomètres parcourus, il avait ensuite repris la route vers le Congo-Brazzaville.
Mais cette aventure s’est arrêtée dans le nord du Congo-Brazzaville, alors que Miguel devait encore poursuivre son itinéraire vers le Cameroun puis le Maroc.
Face à cette disparition, Patrick Muyaya indique avoir échangé avec Claude Mbuyi, président du Conseil national de la jeunesse, afin de discuter des premières dispositions à prendre. Le ministre précise que les autorités doivent encore se concerter avec la famille de Miguel Masaïsaï avant de fixer le programme des obsèques.
En rendant hommage au jeune cycliste, Patrick Muyaya souligne enfin l’attachement de Miguel à son pays et estime qu’il mérite la reconnaissance de la patrie qu’il avait choisi de servir à travers son initiative.