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Guerre dans l'Est de la RDC : « Le plus fort, on le négocie et le plus faible, on le soumet à des conditions » (CVAR-ONGDH)

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Caricature illustrant le rapport de force dans le conflit opposant la RDC au Rwanda, avec Washington comme médiateur
Caricature illustrant le rapport de force dans le conflit opposant la RDC au Rwanda, avec Washington comme médiateur

Par la Rédaction

Le secrétaire exécutif du Collectif des victimes de l'agression rwandaise (CVAR-ONGDH), Patient Komayombi, a réagi aux déclarations du président américain Donald Trump sur le conflit entre la République démocratique du Congo et le Rwanda. Dans son discours à la tribune de l'Assemblée générale des Nations Unies, faut-il rappeler, Donald Trump a présenté le rapprochement entre la RDC et le Rwanda comme l'un des conflits auxquels son administration affirme avoir contribué à mettre fin.

Dans une interview exclusive accordée à Opinion-info.cd, ce mercredi 23 septembre 2026, Patient Komayombi estime que cette sortie s'inscrit dans une logique politique et que les États-Unis ont accompli leur rôle d'intermédiaire.

« La réaction de Trump, ou bien sa sortie médiatique, ressemble à un récit politique normal parce qu'à leur niveau, ils ont fait ce qu'ils pouvaient », explique-t-il.

Le secrétaire exécutif du CVAR-ONGDH rappelle que le processus a consisté à réunir les deux parties et à parvenir à la signature d'un accord.

« Ils ont réuni les deux parties, elles se sont accordées et elles ont signé un accord », affirme-t-il, considérant que l'intervention extérieure a apporté sa contribution.

Pour lui, la responsabilité principale revient désormais aux parties en conflit, qui doivent assurer l'application effective des engagements pris.

« C'est au niveau de ceux qui sont en conflit de trouver le chemin pour mettre en exécution, ce sur quoi, ils se sont accordés », soutient-il, tout en estimant que l'absence de mesures d'application pourrait constituer une faiblesse de l'accord.

Patient Komayombi considère que Donald Trump peut se prévaloir du rôle joué par son administration dès lors qu'un accord a été signé.

« Lui, il doit se glorifier de ce qu'il a fait, dès qu'un acte est signé. Voilà pourquoi il a dit qu'il a mis fin au conflit », déclare-t-il.

Revenant sur les rapports de force qui influencent les négociations, le responsable du CVAR-ONGDH déclare : « Le plus fort, on le négocie et le plus faible, on le soumet à des conditions ». Une manière, selon lui, de souligner l'importance pour la RDC de se doter de capacités nationales suffisantes.

Au-delà de l'intervention de la communauté internationale, il insiste sur la nécessité pour la RDC de renforcer ses propres capacités.

« On peut tout faire, mais on ne peut pas ignorer la communauté internationale. Il faut toujours fournir 60% d'efforts internes, avoir une armée forte, avoir des efforts internes », affirme-t-il. Il plaide notamment pour une armée structurée et bien formée, capable de repousser l'ennemi et de défendre la souveraineté nationale.

Enfin, Patient Komayombi estime que le dialogue inclusif doit rester une voie à privilégier pour parvenir à une solution durable.

« Le dialogue inclusif n'est pas exclu, il est à privilégier. Pour une solution durable, il faut d'abord cette harmonie à l'intérieur du pays, c'est-à-dire le dialogue », conclut-il.

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Mercredi 23 septembre 2026 - 18:17