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RDC : le professeur Claude Boyoo Itaka appelle les entreprises à anticiper les coûts de la taxe carbone

jeu 22/10/2026 - 21:14
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Le professeur Claude Boyoo Itaka en pleine exposé devant la la Chambre de commerce et industrie franco-congolaise
Le professeur Claude Boyoo Itaka en pleine exposé devant la la Chambre de commerce et industrie franco-congolaise

Par Denise Kyalwahi

Le professeur Claude Boyoo Itaka appelle les entreprises opérant en République démocratique du Congo (RDC) à anticiper les conséquences financières et juridiques de l'opérationnalisation de la taxe carbone. Lors d'une intervention devant les membres de la Chambre de commerce et d'industrie franco-congolaise, le 20 octobre 2026 à Kinshasa, il a insisté sur la nécessité de préparer dès maintenant les entreprises aux nouvelles exigences environnementales.

Instituée en 2023, cette taxe vise les émissions de dioxyde de carbone et de gaz à effet de serre équivalents, dans le but de mobiliser des ressources nationales et de soutenir les engagements climatiques de la RDC.

Pour les entreprises, l'enjeu est désormais concret : anticiper les coûts, sécuriser la conformité réglementaire et préserver leur compétitivité. Claude Boyoo Itaka recommande notamment aux opérateurs économiques d'évaluer leurs émissions, d'établir un bilan carbone fiable et d'identifier les activités les plus émettrices afin de définir des mesures de réduction adaptées.

Il préconise également la mise en place de mécanismes internes d'audit de conformité, la formation du personnel et l'intégration des risques liés à la taxe carbone dans la planification financière. Ces dispositions permettraient aux entreprises de mieux anticiper leurs charges futures et de limiter les coûts liés aux incertitudes réglementaires.

L'expert souligne aussi que la réduction de l'empreinte carbone pourrait devenir un avantage concurrentiel, notamment pour les entreprises exportatrices souhaitant préserver leur accès au marché européen, dans le contexte du mécanisme d'ajustement carbone aux frontières de l'Union européenne.

Du côté des pouvoirs publics, il recommande de fixer des seuils d'émissions et un taux de taxation réalistes, tout en garantissant des mécanismes fiables de vérification des bilans carbone. Il propose également d'étudier la possibilité d'utiliser une partie des crédits carbone locaux pour s'acquitter de la taxe.

Le message aux entreprises est clair : ne pas attendre la fixation définitive des modalités d'application pour se préparer. La mesure des émissions, l'anticipation budgétaire et le renforcement des compétences internes constituent, selon le professeur, des leviers essentiels pour maîtriser les risques et accompagner la transition vers une économie moins carbonée.

Jeudi 22 octobre 2026 - 21:14