RDC: Comment Amos Mbayo compte perturber les Etats généraux des sports

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Amos Mbayo, Ex-ministre des sports et loisirs
Amos Mbayo, Ex-ministre des sports et loisirs

Par la Rédaction

Ancien ministre des Sports et président du Comité olympique congolais -COC-, Amos Mbayo Kitenge a entrepris de mouiller les maillots contre les États généraux des sports, tellement soucieux de garantir ses intérêts mesquins et égoïstes

Il foule ouvertement au pied la salvatrice initiative du Président de la République dont le bénéfice est de réformer le secteur des sports et de le sortir de sa léthargie actuelle. 

Mbayo, dont le passage à la tête du ministère des Sports se résume en un piètre bilan et un échec cuisant de son programme de 100 jours, a pris la tête de la fronde contre le dernier format des États généraux des Sports, programmés à Kisantu du 20 au 24 août 2022 et entièrement financées par le gouvernement.

Alors que ces assises sont convoquées dans le but de réfléchir aux pistes pouvant amener à sortir le sport congolais de son marasme actuel, Mbayo a déployé sur les plateaux des télévisions, notamment la Télé publique, une poignée de lieutenants pour réclamer la révision à la hausse du quota accordé aux fédérations sportives et au COC. 

Dans ses agissements, Mbayo juge insignifiantes les 36 places octroyées aux fédérations sur les 120 fixées par le ministre des Sports après débat au Conseil des ministres et conformément aux instructions du Président de la République et de l'ensemble du gouvernement.

Dans les milieux d’initiés, on s’attendait à cette attitude de Mbayo, ancien conseiller financier pendant le règne de sept ministres avant de prendre les commandes de ce portefeuille pour ne s'illustrer que par un programme de 100 jours sanctionné par un échec cuisant et des improvisations.

L'éternel président de la Fédération de handball du pays ne sort pas grandi de cette affaire: "Une certaine opinion estime qu'il entreprend de combattre l'initiative du Président Félix Tshisekedi de réformer le secteur des sports, faute d'avoir réussi à aligner ses garçons de course dans le but de se contenter du perdiem alors que les travaux de Kisantu a besoin des acteurs prêts à rehausser le niveau de la réflexion pour donner une nouvelle âme aux sports de la République Démocratique du Congo", analyse un fonctionnaire au sein de l'administration des sports.

Et de renchérir: "Le président du COC est en train narguer le Président de la République et tout le gouvernement. Il est en train de rater l'occasion de prouver à la face de la Communauté nationale qu'il peut disposer d'une banque des données, des projets novateurs bien documentés et prêts à être mis à la disposition du gouvernement dans le but de bouger les lignes. Tout le monde sait qu'au-delà de ses gesticulations habituelles, l'homme des 100 jours ratés n'a plus rien à offrir à part la routine proposée lors de précédents États généraux avec leurs 350 délégués".

Quelques questions fusent depuis. À chaque cycle olympique, une part importante des bénéfices des Jeux est allouée aux Comités Nationaux Olympiques -CNO- pour aider directement les athlètes et entraîneurs des pays dont les besoins financiers sont les plus grands, dans le cadre des programmes de la Solidarité Olympique. Mbayo peut il dire ce qu'il a fait de la part réservée à la République Démocratique du Congo ? Quelle est la hauteur des subventions ou des bourses a-t-il pu capter pour les athlètes de la République Démocratique du Congo ?

Plus réalistes et plus objectifs que le président du COC, des dirigeants de certaines structures à vocation sportive ont trouvé la formule adaptée consistant à  réunir des sociétaires dans des ateliers, quitte à confectionner des cahiers des charges à mettre à la disposition des participants aux travaux de Kisantu. Un schéma pratique auquel Mbayo, resté amer depuis son départ du gouvernement, refuse d'adhérer.

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