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FECOFA : un audio fuité révèle les menaces de Véron Mosengo et un climat de méfiance au sein de l’administration

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Véron Mosengo-Omba, président de la FECOFA
Véron Mosengo-Omba, président de la FECOFA

Par Don Benjamin Makolo

Un enregistrement sonore de près de sept minutes, réalisé lors d’une réunion convoquée le lundi 10 août 2026 par Véron Mosengo, président de la FECOFA, avec les cadres et employés de la Fédération, révèle un climat de forte tension au sein de l’administration. Menaces, soupçons de fuites et appels à la « fidélité » au comité exécutif y sont notamment évoqués.

Dans cet audio, dont AfricaNews a pris connaissance, le président du comité exécutif contesté hausse le ton contre ceux qu’il accuse de nuire au fonctionnement de la Fédération.

Le dossier du TAS au centre des tensions

La gestion d’un dossier transmis au Tribunal arbitral du sport (TAS) est au cœur de la colère de Mosengo. Deux candidats contestent devant cette juridiction son élection, qu’ils estiment irrégulière, sur fond d’accusations de faux et usage de faux.

« Le tribunal nous envoie une lettre pour qu’on envoie nos déterminations. Mais la lettre disparaît. Vous trouvez ça normal ? », lance-t-il.

Selon certaines sources, la correspondance envoyée par DHL après les recours de Patrice Mangenda et Jean-Claude Mukanya aurait disparu. D’autres évoquent plutôt la disparition de l’enveloppe. Les réponses auraient finalement été transmises dans les délais au TAS.

Pour Mosengo, cet incident serait révélateur d’un « sabotage interne ».

« Pas de pitié »

Le président de la FECOFA s’en prend également à ceux qu’il accuse de subtiliser des documents et d’organiser des fuites.

« Pour cela, je vous parle évidemment sans pitié. Et pas de pitié pour ces gens-là », affirme-t-il.

Il exige une « fidélité au programme de ce comité » et une « fidélité à l’institution », tout en annonçant une restructuration de l’organigramme, la création de nouveaux départements et des appels à candidatures.

Mosengo évoque aussi la possibilité de saisir la justice pénale et de recourir à une entreprise spécialisée pour effectuer des contrôles.

Il critique par ailleurs la lenteur administrative : « Même un club qui écrit, la réponse prend deux mois... ce n’est pas normal. Il faut qu’on change ».

Il promet de nouveaux équipements et une réorganisation des services.

Une FECOFA sous pression

La question des fuites relance cependant le débat sur la transparence au sein de la Fédération. Si la direction peut les considérer comme des actes de déloyauté, elles peuvent aussi révéler des dysfonctionnements internes.

Ironie de la situation : alors que Mosengo met en garde les employés contre les fuites, l’enregistrement de cette réunion a lui-même fini par sortir de la Fédération, exposant publiquement le malaise qui y règne.

Cette sortie intervient dans un contexte marqué par le contentieux devant le TAS et des interrogations sur la gouvernance de la FECOFA.

Entre restructuration annoncée, procédures judiciaires et accusations de fuites, Véron Mosengo tente de reprendre le contrôle de l’administration. Reste à savoir si cette stratégie permettra de restaurer la sérénité ou accentuera davantage la méfiance.

Mardi 11 août 2026 - 14:52