Par Gratis Makabi
Le personnel du Centre culturel et artistique pour les pays de l’Afrique centrale (CCAPAC - Grand Tambour) monte au créneau pour dénoncer ce qu’il qualifie de tentative de déstabilisation du Centre, à la suite d’une correspondance du Secrétariat général à la Culture, Arts et Patrimoine adressée à la Direction générale, lui demandant de procéder, sans délai, à l’installation des directeurs et agents désignés par les arrêtés ministériels.
Au cours d’une conférence de presse organisée, vendredi 14 août 2026, par le CCAPAC - Grand Tambour, Rémy-Césaire Tshamala et Christine Ndeli, membres de cette structure, ont dénoncé la précipitation et l’absence de concertation entourant cette opération, appelée à modifier immédiatement la chaîne de commandement, l’organisation des services et les responsabilités exercées au sein du Centre.
« Nous réaffirmons notre respect de l’autorité de tutelle et notre attachement au dialogue institutionnel. Nous soulignons cependant la nécessité d’une vérification administrative préalable afin de garantir la sécurité juridique, la continuité du service et la protection des droits de toutes les personnes concernées », a déclaré Rémy-Césaire Tshamala, chargé de communication du CCAPAC - Grand Tambour.
Poursuivant son intervention, Rémy-Césaire Tshamala a rappelé que « le CCAPAC a transmis, dès le 18 juin 2025, une liste de 221 cadres et agents effectivement en exercice, conformément aux orientations du Comité de pilotage ». Le Centre, a-t-il ajouté, « a également travaillé avec le Cabinet de la ministre de la Culture, Arts et Patrimoine sur le projet de cadre organique ».
Le personnel du CCAPAC relève, en outre, une contradiction qu’il juge particulièrement préoccupante.
« Le Cabinet de Son Excellence Madame la ministre de la Culture, Arts et Patrimoine a demandé au ministère du Budget de suspendre le processus de prise en charge et de paiement des agents qui travaillent effectivement au Centre, alors que ceux-ci, depuis janvier 2025, n’ont encore bénéficié d’aucune prise en charge salariale par le Gouvernement », dénonce-t-il.
« Ces femmes et ces hommes assurent pourtant, depuis l’ouverture du Centre, la continuité quotidienne de ses activités administratives, techniques, artistiques et culturelles. Dans le même temps, il a été demandé d’inscrire sur les listes de paie des personnes dont le travail effectif au CCAPAC n’est pas établi et qui, selon les informations administratives disponibles, n’y auraient jamais exercé, ne fût-ce qu’un seul jour. Certaines d’entre elles seraient, par ailleurs, déjà fonctionnaires en service dans d’autres institutions publiques », poursuit le personnel.
Pour le CCAPAC, ces situations doivent faire l’objet d’une vérification individuelle et contradictoire, notamment à partir des matricules, des actes d’affectation, des services d’origine, des prises de service, des registres de présence et des situations salariales.
Le personnel du CCAPAC demande, en conséquence, qu’aucune inscription, suspension ou modification des listes de paie ne produise d’effet avant l’achèvement d’une vérification conjointe avec la tutelle, le ministère du Budget et, en tant que de besoin, les services compétents de la Fonction publique.