Par Fadi Lendo
La République Démocratique du Congo regrette dix ans après, d'avoir été la seule à appliquer la conclusion de l'accord -cadre d'Adis -Abeba et exige une évaluation sans complaisance et franche dudit accord.
Le ministre d'État congolais de l'intégration Régionale Mbusa Nyamwisi a dénoncé cette attitude, à l'issue d'une réunion tenue à Bujumbura , jeudi 04 mai 2023 ,avec l'émissaire du secrétaire général des Nations-Unies dans les Grands -Lacs, Huang Xia, dans le cadre du mécanisme régional de suivi de l'accord-cadre pour la paix , sécurité et la coopération pour la RDC et la region, le fait que le régime de Kigali continue à faire fi des principes de bonne foi, du respect de la parole donnée et s'est même payé l'outrecuidance d'entretenir un climat d'hostilité en foulant au pied cet accord.
Mbusa Nyamwisi a affirmé que pour le Rwanda l'après accord -cadre est égal à l'avant accord -cadre.
" Il y a 20 ans , depuis la situation n'a guère évoluée suite aux agressions répétées et mal camouflées dans des rébellions internes. À ce jour , Kinshasa s'offusque que les forces de l'EAC qui sont déployées dans l'Est de la RDC soient inactives face aux menées subversives des éléments du M23 et leurs soutiens Rwandais. Pourtant l'accord-cadre précise qu'aucun pays membre ne peut violer la souveraineté d'un autre ni soutenir ni héberger un groupe armé étranger" a-t-il dit.
Et d'ajouter :" Le peuple congolais s'interroge sur la pertinence de cet accord , devant les crimes innombrables dont il est victime, perpétrés par un membre signataire".
Mbusa Nyamwisi a, dans la foulée, annoncé que la RDC va mener un lobbying pour la revitalisation des textes du mécanisme de suivi en vue de les rendre plus contraignants et coercitifs notamment sur le Respect de l'intégrité et l'intangibilité des frontières héritées de la colonisation.