Par Serge Mavungu
« Les Banyamulenge ne sont pas les “Rwandais du Congo”. Ils sont Congolais, au même titre que toutes les autres communautés de notre pays. » Le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a ainsi réaffirmé l’appartenance des Banyamulenge à la communauté nationale congolaise, dans une publication sur son compte X.
Cette déclaration intervient alors que le ministre réagissait à des propos qu’il attribue au président du Conseil consultatif des sages du Rwanda, tenus à l’occasion d’une journée consacrée à la mémoire des victimes banyamulenge du massacre de Gatumba. Patrick Muyaya dénonce des déclarations qu’il juge « indignes » et accuse leur auteur d’avoir appelé les jeunes Banyamulenge à prendre les armes contre la RDC.
Pour le porte-parole du gouvernement congolais, ces propos constituent une nouvelle illustration de ce qu’il qualifie d’« instrumentalisation à outrance » de la question des Banyamulenge. Il affirme également qu’ils mettent en lumière, selon son analyse, les liens entre le M23 et d’autres groupes armés, notamment Twirwaneho et Red-Tabara.
Patrick Muyaya soutient par ailleurs que les Banyamulenge « n’ont jamais donné le moindre mandat » à ceux qui prétendent les protéger tout en commettant des crimes contre d’autres communautés congolaises. Il affirme que les jeunes Banyamulenge, comme les autres jeunes Congolais, sont mobilisés derrière le Président de la République et les institutions nationales pour défendre l’intégrité territoriale du pays.
Le ministre estime enfin que ces déclarations engagent également la responsabilité du gouvernement rwandais. Il met en garde contre ce qu’il qualifie de « poison identitaire » et d’instrumentalisation de la question communautaire en RDC.
« Votre poison identitaire et votre instrumentalisation ne passeront plus », a conclu Patrick Muyaya.