Par Don Benjamin Makolo
La ministre d’État des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, est intervenue, vendredi 13 février 2026, au panel intitulé « Puissance brute : la géopolitique des ressources », organisé dans le cadre de la Conférence de Munich sur la sécurité.
Au cours de cette rencontre de haut niveau, elle a partagé la tribune avec Espen Barth Eide, ministre des Affaires étrangères de Norvège, Pablo Quirno Magrane, ministre des Affaires étrangères, du Commerce international et du Culte d’Argentine, Jarrod Agen, directeur exécutif du National Energy Dominance Council des États-Unis, ainsi que Katherina Reiche, ministre fédérale de l’Économie et de l’Énergie d’Allemagne.
Dans son intervention, la cheffe de la diplomatie congolaise a plaidé pour une refonte profonde du modèle économique appliqué aux pays riches en ressources naturelles. Elle a appelé à « passer d’un modèle purement extractif à de véritables partenariats stratégiques », mettant l’accent sur la transformation locale des matières premières, le rééquilibrage des chaînes de valeur et le développement des compétences nationales.
Selon elle, cette évolution constitue une condition essentielle à la mise en place de chaînes d’approvisionnement résilientes, dans lesquelles sécurité énergétique et sécurité économique sont indissociables.
Son plaidoyer s’inscrit dans un contexte international marqué par la compétition accrue autour des ressources stratégiques, notamment celles nécessaires à la transition énergétique et aux nouvelles technologies.