Par Prosper Buhuru
Près de 14 ans après l’adoption de la loi sur les finances publiques, le Gouvernement congolais, sous l’impulsion du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et avec le leadership du ministre des Finances Doudou Fwamba, met en œuvre, à partir de vmce vendredi 13 février 2025, une réforme majeure de la gestion budgétaire en République démocratique du Congo. Cette initiative, inscrite dans le Plan de modernisation de la Gestion des Finances Publiques, vise à rapprocher la décision de paiement des ministères sectoriels, réduire les délais et renforcer la transparence des dépenses publiques, tout en consolidant la stabilité macroéconomique du pays.
La réforme commence par les ministères pilotes, parmi lesquels l’Éducation nationale et la Nouvelle citoyenneté ; le Développement rural, la Santé et les Infrastructures et Travaux publics. Dans ces départements, la chaîne de la dépense est désormais opérationnelle, les logiciels et comptes à la Banque centrale sont déployés, et près de 55 comptables publics principaux et secondaires ont prêté serment pour garantir une comptabilité fiable et transparente.
Selon les responsables du ministère des Finances, cette première étape démontre que rapprocher l’ordonnancement des dépenses des ministères permet non seulement de réduire les délais de paiement, mais également de responsabiliser les gestionnaires et de sécuriser l’ensemble du processus budgétaire. Le Gouvernement entend poursuivre la réforme dans les autres ministères pilotes avant d’envisager une généralisation à l’ensemble de l’administration publique, afin de créer un État moderne avec des finances rigoureuses et au service de la population.
Le ministre Doudou Fwamba souligne que cette réforme constitue une étape décisive pour la discipline budgétaire et la traçabilité des dépenses, mais aussi pour l’articulation avec la politique monétaire, contribuant directement à la consolidation du franc congolais et à la stabilité économique nationale. À terme, les bilans trimestriels par ministère et le déploiement progressif dans tous les ministères permettront de mesurer l’impact réel de cette initiative sur l’efficacité de la gestion des ressources publiques et sur la confiance des citoyens.
Avec cette réforme, le Gouvernement et la Banque centrale du Congo envoient un signal clair : la modernisation de l’État et la transparence dans la gestion des finances publiques ne sont pas de simples objectifs administratifs, mais des leviers essentiels pour un développement durable et pour le renforcement de la souveraineté économique de la RDC.