Par Denise Kyalwahi
Le climat social au sein du ministère de la Formation professionnelle est secoué par une vague de désinformation. Dans un communiqué, la Direction nationale de contrôle de paie des établissements de la formation professionnelle (DINACOPEFP), ex-SENACEEPEF, a vigoureusement démenti les rumeurs concernant la mécanisation et le paiement imminent de ses agents.
Depuis plusieurs semaines, des listings de paie improvisés et des annonces de vagues de mécanisation inondent les réseaux sociaux, créant de faux espoirs chez de nombreux fonctionnaires. Face à ce qu’elle qualifie de « publications malveillantes », la direction de la DINACOPEFP a décidé de briser le silence pour rétablir la vérité et préserver la sérénité au sein de l’administration publique.
Le directeur national, chef de service, est catégorique : le traitement de la paie et la mécanisation des agents ne relèvent pas du hasard ni de l’improvisation sur internet. Ces questions hautement sensibles obéissent à un protocole réglementaire rigide, légal et progressif. Aucune mise à jour ni décision officielle en la matière ne se fait via des canaux informels ou des partages anonymes sur le web.
« Ces publications malveillantes, dénuées de tout fondement officiel, visent uniquement à semer la confusion, à manipuler l’opinion publique et à perturber la sérénité des agents au sein de notre administration », martèle fermement le communiqué officiel.
Pour parer à toute tentative d’escroquerie ou de désorientation des agents, l’organe de contrôle invite l’ensemble du personnel à observer une vigilance accrue. La DINACOPEFP rappelle qu’en matière administrative, seules les notes circulaires, les communiqués officiels ou les notifications dûment signés et estampillés par les autorités compétentes du ministère font foi.
Il est donc expressément demandé aux agents de ne pas prêter attention aux partages viraux sur WhatsApp ou Facebook, et de se référer systématiquement aux canaux institutionnels de l’administration.
Cette mise au point ne se veut pas seulement informative, elle résonne également comme un avertissement sévère. La prolifération de ces fake news ternit gravement l’image de marque du ministère de la Formation professionnelle.
L’autorité administrative a prévenu que des enquêtes et des poursuites seront engagées : les auteurs de ces fausses informations s’exposent désormais à de lourdes rigueurs administratives et judiciaires.
À l’ère du numérique où la désinformation se propage à grande vitesse, cette sortie officielle de la DINACOPEFP rappelle la nécessité absolue pour les agents de l’État de vérifier systématiquement la source de l’information avant tout partage, afin de ne pas se faire les complices involontaires de réseaux de déstabilisation publique.