Infrastructures : John Banza Lunda, un an d’action marqué par les réformes et la relance des grands chantiers

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Le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda [photo d'illustration]
Le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda [photo d'illustration]

Par Gloire Balolage

Un an après la mise en place du gouvernement Suminwa 2, le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, se distingue dans l’appréciation de l’action gouvernementale. Un sondage réalisé par l’institut Les Points, du 1er au 2 août à Kinshasa, le place en effet parmi les membres du gouvernement les plus performants.

Selon cette enquête consacrée au bilan de l’équipe gouvernementale entre août 2025 et août 2026, John Banza Lunda recueille 68 % d’opinions favorables. Il arrive ainsi en tête dans les secteurs évalués, notamment ceux liés aux infrastructures et à l’économie.

Cette appréciation intervient dans un contexte où le ministère des Infrastructures et Travaux publics occupe une place centrale dans la stratégie de développement portée par le président de la République, Félix Tshisekedi. Depuis son arrivée à la tête de ce portefeuille, John Banza Lunda a multiplié les déplacements sur les chantiers et les séances de travail consacrées au suivi des projets structurants, ce qui lui a valu le surnom de « cantonnier national ».

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Des réformes pour renforcer les standards

Au-delà de la présence sur le terrain, le ministre a engagé plusieurs initiatives visant à améliorer la gestion du secteur. La planification des travaux, le suivi de l’exécution des chantiers et le renforcement des standards techniques ont été placés au centre de son action.

Parmi les réformes mises en avant figure la création de la Commission nationale d’élaboration des normes de construction des infrastructures et travaux publics (CNE-ITP). Cette structure doit contribuer à l’élaboration de normes nationales prenant en compte les spécificités géographiques, climatiques et économiques de la RDC.

La réforme entend également favoriser l’utilisation des matériaux disponibles localement et renforcer le recours à l’expertise congolaise dans la conception et la réalisation des ouvrages.

Dans son appréciation, Les Points relève également la relance ou le renforcement de plusieurs projets routiers considérés comme stratégiques pour le pays.

Les corridors nationaux au cœur de l’action

Le ministère s’est par ailleurs attelé à la poursuite des travaux sur plusieurs grands axes routiers nationaux. L’objectif affiché est d’améliorer la circulation des personnes et des marchandises, mais aussi de faciliter les échanges entre les différentes provinces.

L’enjeu est également économique. La modernisation des infrastructures routières doit contribuer à réduire les coûts de transport, à désenclaver certains territoires et à améliorer les conditions du commerce à l’intérieur du pays.

À Kinshasa, la question de la mobilité constitue un autre volet important de cette politique. Face à l’accroissement rapide de la population et aux embouteillages devenus récurrents, le ministère explore différentes solutions, allant de la modernisation des axes existants à la réalisation de grands ouvrages, en passant par des projets de transport urbain tels que le tramway ou le métro.

Une vision qui dépasse les seuls chantiers

John Banza Lunda entend également inscrire son action dans une réflexion plus globale sur l’avenir des infrastructures en RDC. La première Conférence nationale sur les infrastructures et les travaux publics, organisée sous son impulsion, a ainsi réuni les principaux acteurs du secteur autour des besoins du pays, de la coordination des interventions et de la mobilisation des investissements.

À travers ces différentes initiatives, le ministère cherche à accompagner l’ambition présidentielle de faire des infrastructures un levier majeur du développement économique et territorial de la RDC.

Après une année d’exercice, le bilan présenté autour de l’action de John Banza Lunda repose donc sur plusieurs axes : réformes institutionnelles, suivi des chantiers, relance de projets structurants et réflexion sur la mobilité urbaine et les infrastructures de demain.

Ce bilan reste toutefois à consolider. L’importance des besoins en infrastructures, les contraintes de financement et le respect des délais d’exécution constituent encore des défis majeurs. La poursuite et l’achèvement des projets engagés permettront, à terme, de mesurer pleinement l’impact de cette première année à la tête du ministère des Infrastructures et Travaux publics.

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Lundi 10 août 2026 - 07:23