Par Prosper Buhuru
Les États-Unis ont réaffirmé, mercredi 29 juillet 2026, leur engagement en faveur du développement du corridor de Lobito, présenté comme un projet stratégique pour renforcer les échanges commerciaux entre la République démocratique du Congo, la Zambie et l'Angola.
S'exprimant en marge du Africa Logistics and Communications Symposium (ALCS) à Addis-Abeba, le secrétaire adjoint américain au Commerce pour le Moyen-Orient et l'Afrique, Mark Mitchell, a indiqué que cette infrastructure illustre la nouvelle approche de Washington en Afrique, axée sur les investissements privés, les infrastructures modernes et des marchés ouverts et transparents.
Selon les autorités américaines, le corridor de Lobito contribuera à faciliter l'exportation des minerais de la RDC vers le port angolais de Lobito, tout en réduisant les coûts de transport. À cet effet, la Société américaine de financement du développement international (DFC) a accordé un prêt de 553 millions de dollars pour la modernisation de la ligne ferroviaire.
Cette réaffirmation intervient après des échanges tenus récemment à Washington entre la ministre d'État congolaise aux Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, et le secrétaire adjoint américain au Trésor, Jeremy Wiggins. Les discussions avaient notamment porté sur l'avancement du corridor de Lobito, les infrastructures ferroviaires et les investissements privés.
Elle intervient également alors que le gouvernement congolais a approuvé un partenariat avec l'entreprise portugaise Mota-Engil pour réhabiliter la liaison ferroviaire reliant la RDC au corridor de Lobito, avec l'objectif d'améliorer l'acheminement des minerais vers la façade atlantique.
Organisé conjointement par l'AFRICOM et le ministère éthiopien de la Défense, le symposium d'Addis-Abeba réunit des représentants de plus de 40 pays africains ainsi que des entreprises privées autour des enjeux liés aux infrastructures logistiques, aux communications et aux nouvelles technologies.