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Commerce extérieur : la RDC veut reprendre la main sur ses flux de marchandises au port de Dar es-Salaam

lun 26/10/2026 - 12:28
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Le port de Dar es-Salaam desservant la Tanzanie et plusieurs pays voisins enclavés [photo d'illustration]
Le port de Dar es-Salaam desservant la Tanzanie et plusieurs pays voisins enclavés [photo d'illustration]

Par Gloire Balolage

La République démocratique du Congo veut mieux contrôler ses flux d'importations et d'exportations transitant par le port de Dar es-Salaam, en Tanzanie, et les autres infrastructures du Corridor central. Le Gouvernement entend notamment renforcer la traçabilité des marchandises, sécuriser leur acheminement et améliorer la mobilisation des recettes publiques liées aux opérations commerciales.

C'est lors de la 101e réunion ordinaire du Conseil des ministres, tenue le vendredi 23 octobre 2026 à Kinshasa, que le dossier relatif à cette stratégie gouvernementale a été examiné et adopté. Présentée par le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, cette démarche fait suite à une instruction donnée par le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo lors de la 97e réunion du Conseil des ministres.

Selon le compte rendu de cette réunion, le port de Dar es-Salaam représente une voie importante pour l'approvisionnement des régions de l'Est et du Sud-Est de la RDC. Le volume de fret congolais qui y transite est estimé à plus de 7,7 millions de tonnes par an. Le Gouvernement considère ainsi nécessaire de mettre en place un mécanisme intégré permettant de mieux suivre ces flux commerciaux et de renforcer le contrôle exercé par les institutions congolaises.

Pour concrétiser cette ambition, une feuille de route gouvernementale concertée a été élaborée. Elle précise les responsabilités des sept ministères concernés avant la signature d'un accord commercial bilatéral avec la Tanzanie, prévue dans un délai maximal de 90 jours, selon le document officiel.

Parmi les mesures retenues figure la mise en place progressive, en collaboration avec la Tanzanie, d'un système intégré de traçabilité électronique du fret. Celui-ci doit couvrir l'ensemble du parcours des marchandises, depuis le port de Dar es-Salaam jusqu'aux frontières congolaises. Le dispositif prévoit le partage électronique des manifestes, l'identification unique des cargaisons, le suivi des conteneurs ainsi que la détection des éventuelles anomalies.

Le Gouvernement prévoit également d'accélérer l'exploitation stratégique du port sec de Kwala. Cette infrastructure est appelée à contribuer au regroupement et à la sécurisation des marchandises, dans le but de renforcer la maîtrise congolaise du Corridor central.

En outre, des recommandations ont été formulées pour renforcer la présence institutionnelle de la Direction générale des douanes et accises (DGDA), de l'Office de gestion du fret multimodal (OGEFREM), du Centre d'expertise, d'évaluation et de certification (CEEC) et de la LMC dans le contrôle des flux commerciaux. L'objectif annoncé est d'améliorer la gestion de ces opérations et de maximiser les bénéfices que la RDC peut en tirer.

À l'issue des débats et délibérations, le Conseil des ministres a adopté ce dossier. Sa mise en œuvre repose notamment sur la coordination des ministères concernés, le développement de la traçabilité électronique et la préparation de l'accord commercial bilatéral avec la Tanzanie.

Lundi 26 octobre 2026 - 12:28