Par Gratis Makabi
Le Royaume de Belgique réitère son appel à des sanctions contre le Rwanda, pour son soutien à la coalition rebelle M23/AFC dans la partie Est de la RDC -République démocratique du Congo-.
D'après le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, le dossier de la situation sécuritaire dans l'Est de la RDC sera traité au Conseil Affaires étrangères des Nations-Unies, ce lundi 24 février 2025, à la demande de la Belgique.
"Il serait, par ailleurs, naïf de croire que nous sommes isolés et que nous soyons le seul pays qui souhaite prendre des mesures. Je note, par exemple, que le groupe international de contact dont nous faisons partie avec les États-Unis, la Grande Bretagne, la Suisse, l'Allemagne, la France, les Pays-Bas et d'autres encore, a pris une position très ferme vis-à-vis du Rwanda. Des voix se sont encore élevées, y compris des pays africains au Conseil des Nations Unies, pour dénoncer la situation et appeler à une réaction de la Communauté internationale. Tout ce dossier sera traité, à ma demande, au Conseil Affaires étrangères de lundi prochain, où nous cherchons à avoir une approche collective", a-t-il déclaré.
Et Maxime Prévot de poursuivre : "J'y défendrai à nouveau l'importance de prendre des sanctions individuelles, de suspendre le dialogue de sécurité-défense avec le Rwanda, de suspendre le Mémorandum d'entente sur les matières premières critiques, et arrêt du financement de l'Armée rwandaise au Mozambique."
Rappelons que Washington a sanctionné, jeudi dernier, le ministre rwandais James Kabarebe, pour son "rôle essentiel" dans cette Guerre d'agression. Les États-Unis lui reprochent d’organiser le soutien de l'Armée rwandaise à la coalition rebelle M23/AFC.