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Est de la RDC : Washington sanctionne des responsables des FDLR et du M23 accusés d’alimenter les violences

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John Imani Nzenze, chef du renseignement de l'AFC/M23
John Imani Nzenze, chef du renseignement de l'AFC/M23

Par la Rédaction

Les États-Unis ont annoncé mercredi 3 juin 2026 de nouvelles sanctions contre des responsables de groupes armés actifs dans l’est de la RDC. Cette décision, publiée dans un communiqué, s’inscrit dans les efforts américains pour lutter contre les menaces qui compromettent la stabilité et la prospérité dans cette région en proie à l’insécurité depuis plusieurs années.

Selon les autorités américaines, les sanctions visent des hauts commandants de deux mouvements déjà désignés par Washington : les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et le Mouvement du 23 mars (M23) que les États-Unis qualifient de groupe soutenu par le Rwanda. L’objectif est de renforcer la pression sur les acteurs accusés d’alimenter les violences dans la région des Grands Lacs.

Parmi les personnes visées figure Gustave Kubwayo, présenté comme commandant d’une unité de renseignement et d’opérations spéciales des FDLR. Dans son communiqué, le gouvernement américain reproche à ce groupe des exactions, notamment des violences ethniques contre des civils, le recrutement d’enfants soldats, des violences sexuelles et des attaques transfrontalières jugées menaçantes pour la sécurité du Rwanda.

Les États-Unis sanctionnent aussi John Imani Nzenze, identifié comme chef du renseignement du M23. Washington accuse ce mouvement d’être responsable de meurtres, de graves violations des droits humains et d’attaques contre des civils dans l’est de la RDC. Ces accusations interviennent dans un contexte d’affrontements et de tensions sécuritaires persistants dans plusieurs territoires de l’est.

À travers cette mesure, l’administration américaine réaffirme son engagement en faveur de la paix et de la stabilité dans la région. Le communiqué souligne que Washington reste déterminé à veiller au respect des engagements pris par les parties dans le cadre des Accords de Washington pour la paix et la prospérité et du Cadre de Doha.

Les autorités américaines indiquent qu’elles continueront à mobiliser tous les moyens disponibles pour promouvoir une stabilité durable. Cette position traduit leur volonté de maintenir une pression diplomatique et économique sur les acteurs impliqués dans les violences qui affectent les populations de l’est congolais.

Les sanctions ont été prises en vertu du décret présidentiel américain 13413, tel qu’amendé. Le département du Trésor des États-Unis a publié un communiqué détaillant les mesures adoptées contre les responsables concernés.

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Jeudi 4 juin 2026 - 08:14