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Kasaï-Central : les enseignants donnent un ultimatum de deux semaines et menacent d’une grève dès septembre si leurs revendications salariales restent sans réponse

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L'intersyndicale des enseignants [photo d'illustration]
L'intersyndicale des enseignants [photo d'illustration]

Par Gloire Balolage

À quelques semaines de la rentrée scolaire 2026-2027, la tension monte dans le secteur de l’éducation au Kasaï-Central. L’intersyndicale provinciale des syndicats des enseignants de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté du Kasaï-Central 1 hausse le ton en accordant un délai de deux semaines aux autorités compétentes pour répondre à une revendication qu’elle juge prioritaire. En cas d’absence de réponse satisfaisante, elle prévient que des actions syndicales de grande envergure pourraient être déclenchées, avec une grève annoncée dès le mois de septembre 2026.

Dans une déclaration syndicale parvenue à notre rédaction ce lundi 27 juillet 2026, l’intersyndicale réclame la délocalisation de l’enveloppe salariale des enseignants des territoires de Demba, Dibaya et Dimbelenge de Caritas/IFOD vers ADVANS Congo, agence de Kananga. Les représentants des enseignants précisent que cette demande ne constitue pas une nouvelle revendication, rappelant avoir officiellement saisi les autorités compétentes depuis le 28 novembre 2025, avant d’adresser plusieurs rappels à la Direction nationale ainsi qu’à la Direction provinciale de la DINACOPE, sans obtenir de solution concrète.

Les organisations syndicales expliquent que leur démarche est motivée par des dysfonctionnements récurrents constatés dans le processus de paiement des salaires. Selon elles, ces difficultés persistent malgré les nombreuses démarches entreprises auprès des autorités concernées et continuent d’affecter le quotidien des enseignants des territoires concernés.

Parmi les irrégularités dénoncées figurent notamment des retards chroniques de paiement allant de deux à trois mois, la circulation de billets jugés impropres, des manquants répétés dans les liasses de paiement, la pratique dite de la « Banque Lambert » par certains agents payeurs, un manque de respect envers le personnel enseignant ainsi que le non-respect des sites de paie convenus avec la DINACOPE. Pour les syndicats, ces problèmes traduisent des dysfonctionnements persistants qui nécessitent une intervention rapide des autorités compétentes.

L’intersyndicale estime que cette situation a de lourdes répercussions non seulement sur les conditions de vie des enseignants, mais également sur le fonctionnement global du système éducatif dans la province éducationnelle. Elle affirme que, malgré les correspondances et les rappels successifs adressés aux responsables de la DINACOPE, aucune décision concrète n’a été prise pour mettre un terme à ces difficultés, qu’elle considère comme une atteinte à la dignité du personnel enseignant ainsi qu’à la vie de leurs familles.

Face à cette absence de réponse, les syndicats préviennent que leur ultimatum de deux semaines constitue la dernière étape avant le lancement d’actions syndicales de grande envergure. Ils indiquent que si leurs revendications ne sont pas satisfaites dans le délai imparti, une grève pourrait être déclenchée dès le mois de septembre 2026, avec des conséquences potentielles sur le déroulement des activités scolaires.

Cette prise de position intervient dans un contexte particulièrement sensible, à l’approche de la rentrée scolaire. Si aucune solution n’est trouvée entre les autorités compétentes et les représentants des enseignants, la reprise effective des cours dans les territoires concernés pourrait être compromise, faisant planer des incertitudes sur le bon fonctionnement du système éducatif au Kasaï-Central.

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Lundi 27 juillet 2026 - 13:01