Par Patrick Kitoko
Le président du parti ECiDé - Engagement pour la citoyenneté et le développement -, Martin Fayulu, a réaffirmé sa détermination à poursuivre les actions de l’opposition malgré les manifestations récemment réprimées à Kinshasa.
S’exprimant dans un contexte de tensions politiques, l’opposant a déclaré que son combat se poursuivra en dépit des risques de nouvelles violences.
« Même s’il y a des exactions qui vont venir plus tard et que Paul Nsapu et la CNDH ne pourront pas attester, nous allons continuer parce que le peuple congolais veut se libérer de la dictature », a-t-il affirmé.
Ces déclarations interviennent après plusieurs manifestations de l’opposition qui ont été dispersées par les forces de l’ordre ces dernières semaines dans la capitale. Les organisateurs ont dénoncé un usage excessif de la force, tandis que les autorités ont justifié leurs interventions par la nécessité de préserver l’ordre public.
Dans cette dynamique, le Cadre de concertation des forces politiques et sociales, connu sous l’appellation C64, a récemment organisé un sit-in à Kinshasa pour réclamer notamment le respect de l’ordre constitutionnel et le rejet de la loi référendaire initiée par l’Union sacrée de la Nation. À l’issue de cette mobilisation, les responsables de la plateforme ont évoqué la perspective d’une marche en direction du Palais de la Nation, une initiative présentée comme une nouvelle étape de leur campagne de revendications.
Les autorités congolaises ne se sont pas encore prononcées officiellement sur cette projection de marche. Les précédentes initiatives de l’opposition ayant donné lieu à des tensions entre manifestants et forces de sécurité, les observateurs suivent avec attention l’évolution de la situation politique dans la capitale.
L’opposition affirme vouloir poursuivre ses actions dans le cadre de sa mobilisation contre ce qu’elle qualifie de dérive autoritaire du pouvoir, tandis que le gouvernement soutient agir conformément aux lois en vigueur pour garantir la sécurité et l’ordre public.