Par Prehoub Urprus
Chaque 23 avril, le monde entier braque les projecteurs sur l’anglais, cette langue qui franchit les frontières, relie les peuples et façonne les échanges à l’échelle planétaire. C’est la Journée mondiale de la langue anglaise, une célébration qui dépasse les mots pour poser un regard sur les enjeux contemporains liés à cette langue universelle.
Le thème choisi cette année, "L’Intelligence Artificielle et l’éducation : préserver l’autonomie dans un monde automatisé", ouvre une réflexion profonde sur la place de l’humain face aux technologies. Et l’anglais, dans tout cela, n’est pas en reste.
En RDC -République démocratique du Congo-, l’anglais ne se limite plus à une matière scolaire. C’est devenu un levier stratégique. La SSEF -Stratégie Sectorielle de l’Éducation et de la Formation- en fait une priorité nationale. Objectif : doter les jeunes congolais [futurs décideurs du pays] des compétences linguistiques nécessaires, pour naviguer dans le monde scientifique, dialoguer avec les innovations, et participer activement au développement du pays.
Trois ambitions se dégagent de cette réforme linguistique : Ouvrir l’accès aux savoirs scientifiques internationaux, Préparer l’intégration des élèves dans une société mondialisée, et Stimuler le progrès économique à travers une main-d'œuvre compétente et plurilingue.
Autrement dit, maîtriser l’anglais, ce n’est plus un luxe élitiste. C’est une urgence pédagogique. C’est une clef pour bâtir l’avenir. À l’heure où l’intelligence artificielle redéfinit l’éducation, la RDC veut s’assurer que la langue anglaise ne soit pas un obstacle, mais un passeport pour les opportunités.