Par Gloire Balolage
La Direction générale de migration (DGM) a procédé à l'expulsion de 114 ressortissants chinois et philippins en situation irrégulière en République démocratique du Congo. Menée le week-end dernier, cette opération a concerné deux provinces du sud-est du pays, le Lualaba et le Haut-Katanga, où les activités économiques, notamment minières, attirent de nombreux acteurs étrangers.
Selon les informations communiquées par les services migratoires, 70 des personnes expulsées provenaient de Kolwezi, dans le Lualaba, tandis que les 44 autres avaient été identifiées à Lubumbashi, dans le Haut-Katanga. Leur renvoi vers leurs pays d'origine s'est achevé dimanche matin avec le départ du dernier groupe depuis l'aéroport international de la Luano, à Lubumbashi.
À bord d'un vol régulier d'Ethiopian Airlines, les derniers expulsés ont quitté le territoire congolais en direction de leurs pays respectifs, avec un transit prévu par Addis-Abeba, en Éthiopie. Ce groupe comprenait notamment 24 ressortissants chinois interpellés à Lubumbashi lors d'un contrôle de routine effectué par la DGM, ainsi que quatre ressortissants philippins provenant de Kolwezi.
Avant leur embarquement, les personnes concernées ont récupéré leurs téléphones, leurs bagages et leurs passeports, avant d'être conduites à bord de l'appareil. Cette procédure s'inscrit dans le cadre des missions de la DGM, chargée notamment de contrôler les conditions d'entrée, de séjour et de présence des étrangers sur le territoire congolais.
Cette opération n'est pas la première du genre signalée dans le Lualaba. Le 23 septembre dernier, sept autres ressortissants chinois avaient été expulsés de cette province pour des faits liés à l'achat irrégulier de minerais provenant notamment des entreprises KCC et Metalcol. Ces deux opérations, intervenues à quelques semaines d'intervalle, mettent en évidence la poursuite des interventions des services migratoires dans une région marquée par une importante activité minière.
L'enjeu consiste également à concilier l'ouverture de l'économie congolaise aux investissements étrangers avec l'application de la législation nationale. Si les investisseurs et les travailleurs étrangers peuvent participer au développement des activités économiques, leur présence reste soumise aux exigences légales en vigueur. La coordination entre les services migratoires, les administrations chargées du travail et les autres autorités compétentes apparaît dès lors essentielle pour assurer un contrôle adapté des différentes situations.
Au-delà des expulsions, ces interventions renvoient à la question du respect des règles encadrant le séjour des ressortissants étrangers en RDC. Dans les provinces du Lualaba et du Haut-Katanga, où l'activité économique attire des investisseurs et des travailleurs internationaux, les autorités doivent notamment s'assurer que les personnes présentes disposent des documents correspondant à leur situation et respectent les conditions légales de leur séjour.