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Est de la RDC : malgré la lenteur des négociations, la Belgique réaffirme son soutien aux processus de Doha et de Washington

jeu 22/10/2026 - 11:34
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Le vice-premier ministre belge et ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot
Le vice-premier ministre belge et ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot

Par Gloire Balolage 

La Belgique entend maintenir son engagement diplomatique en faveur d’une résolution du conflit dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), malgré la lenteur des négociations et la persistance de l’insécurité sur le terrain. Le vice-premier ministre belge et ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a réaffirmé cette position mercredi 21 octobre, en insistant sur l’importance de préserver les processus de Doha et de Washington, considérés comme des cadres de dialogue entre les parties impliquées.

S’exprimant devant la commission des Relations extérieures de la Chambre, le chef de la diplomatie belge a défendu la poursuite de ces initiatives diplomatiques, malgré les résultats encore limités face à la dégradation de la situation sécuritaire dans l’Est congolais. Pour lui, l’existence de ces mécanismes constitue déjà un acquis qu’il convient de préserver, à condition que les engagements pris par les différentes parties soient pleinement respectés et appliqués de bonne foi.

« Malgré la situation sur le terrain et la lenteur des progrès des processus de Doha et de Washington, ils ont le mérite d’exister et d’offrir un cadre d’échange accepté par toutes les parties », a déclaré Maxime Prévot, soulignant ainsi la nécessité de maintenir ouverts les canaux de négociation. Il estime que ces espaces de dialogue restent essentiels pour rechercher une issue au conflit, même si leurs avancées peinent à répondre aux préoccupations sécuritaires persistantes dans les provinces de l’Est de la RDC.

Dans cette perspective, de nouvelles réunions sont annoncées pour les mois d’octobre et de novembre dans le cadre des deux processus. Maxime Prévot a également salué les récentes démarches des co-facilitateurs de l’Union africaine, qui se sont rendus à Kinshasa, à Goma et à Kigali dans le cadre des efforts de médiation. Ces consultations s’inscrivent dans la recherche de solutions diplomatiques à une crise qui continue de peser sur la stabilité de la région.

Le ministre belge a par ailleurs insisté sur la valeur de ces mécanismes de négociation, rappelant que tous les conflits ne disposent pas nécessairement de cadres permettant aux parties de se retrouver autour d’une même table. « Dans d’autres situations de conflits, rappelons-le, ce cadre n’existe même pas », a-t-il fait observer. Cette position traduit la volonté de Bruxelles de préserver les acquis diplomatiques, tout en reconnaissant les limites des progrès enregistrés jusqu’à présent.

Le chef de la diplomatie belge a mis en garde contre toute tentative susceptible de compromettre les négociations en cours. Bruxelles réaffirme sa volonté de contribuer aux efforts diplomatiques visant à mettre fin au conflit dans l’Est de la RDC, tout en rappelant que la crédibilité des processus de Doha et de Washington dépendra également de la volonté des parties concernées de respecter leurs engagements et de les traduire concrètement dans les faits.

En parallèle, Maxime Prévot a annoncé la poursuite de ses consultations avec ses homologues de la région, de l’Union européenne ainsi qu’avec les pays impliqués dans les initiatives de médiation. Ces échanges doivent notamment permettre d’évaluer les réponses que la communauté internationale pourrait apporter à l’évolution préoccupante de la situation. La Belgique entend ainsi maintenir la concertation avec les acteurs concernés afin de soutenir les démarches engagées en faveur d’un règlement du conflit.

Jeudi 22 octobre 2026 - 11:34