Par la G.T
La promulgation, dans quelques jours, de la loi portant organisation et fonctionnement de la commission électorale nationale et indépendante (CENI) par le Chef de l’état continue à susciter de très vives agitations dans la classe politique congolaise. La coalition Lamuka, de son coté, menace d’empêcher l’application de ladite loi, et ce, malgré l’arrêt de la Cour constitutionnelle.
D’après Me Blanchard Mungomba, secrétaire général de Nouvel élan parti politique de Muzito, la décision de la Haute Cour ne surprend pas. Ce d’autant que, rappelle-t-il, les membres de cette institution ont été nommés en violation des textes.
Ce cadre du parti de Muzitu précise que la coalition Lamuka dont ils font partie ne se laissera pas faire. « Nous reprochons deux éléments majeures, à savoir : d’une part le consensus voulu n’est pas pris en compte. Et de l’autre part c’est la politisation de la CENI. On voulait la décentralisation de travail. En lieu et place de résoudre les problèmes décriés aux scrutins précédents, c’est encore pire».
Un autre son de cloche est cependant entendu du côté de l’Udps. Le député André Mbata, président de la commission PAJ à l’assemblée nationale, estime que parler de la dépolitisation de la CENI est du populisme « de l’obscurantisme ».
La Cour constitutionnelle siégeant en matière d’appréciation de la conformité à la constitution, a déclaré conforme à la Constitution la loi organique portant organisation et fonctionnement de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), au cours d’une audience publique tenue jeudi 1er juillet 2021 à son siège.