RDC: A l’heure de la renaissance, Kamerhe s’appuie sur la jeunesse

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Vital Kamerhe Luakaningini, Président de l'UNC
Vital Kamerhe Luakaningini, Président de l'UNC

Par Gabin K.

Vital Kamerhe, président national de l’Union pour la nation congolaise (UNC), est à la croisée des chemins. Mieux, il est en phase d’une énième renaissance politique après avoir été condamné, au second degré, pour détournement des fonds publics. Quoi qu’il a encore un peu moins de 12 ans à passer en prison, presque personne n’est prête à parier pour la mort politique de VK, réputé fin stratège.

Des ennuis avec la justice

D’aucuns commencent déjà à comparer Vital Kamerhe soit à l’icône Sudafricaine Nelson Mandela soit encore à l’ancien Président Ivoirien Laurent Gbagbo ou encore le président honoraire du Brésil, Lula. Ce dernier, après 10 années dans les geôles de la CPI, a, contre toute attente, été acquitté, a regagné son pays et repris sa vie politique. Il s’est même offert le luxe de monter un nouveau parti politique avec lequel il envisage participer la présidentielle de 2025 alors qu’il aura 80 ans.

Ces exemples sont de nature à inspirer Kamerhe, à garder son moral intact et surtout à repousser toute idée de s’avouer vaincu, tant son parti ne cesse de clamer son innocence et de croire qu’un rebondissement est toujours possible. Comment? Personne ne sait le dire, autant que personne ne pouvait envisager ni l’acquittement de Jean-Pierre Bemba en 2018 ni celui de Laurent Gbagbo deux ans plus tard.

Les jeunes de l’UNC au front

En attendant le verdict de la cassation, Vital Kamerhe a entrepris de réorganiser son parti de sorte qu’il puisse occuper les premiers rangs lors soit des prochaines joutes électorales, légalement prévues en 2023, soit du dialogue, probable ou improbable mais de plus en plus annoncé après la crise provoquée par l’entérinement du nouveau bureau de la CENI.

La recette du leader de l’UNC, c’est d’envoyer au front les jeunes, ceux qui ont encore le sang frais et brûle d’ambitions, avec une soif aigue de s’affirmer. Il a fait un mix d’énergie, de tempérance, d’intelligence et de capacité à haranguer et à mettre les troupes en ordre de bataille. Sans doute, c’est sur base de cette vision qu’il a retiré du gouvernement Billy Kambale pour le placer à la tête du Secrétariat général.

Pourtant, l’occupant de ce siège, Jean-Baudouin Mayo Mambeke, l’avait cédé un moment à Aimé Boji le temps pour lui de se concentrer sur ses fonctions de vice-Premier ministre au Budget. Faute de conserver son fauteuil à l’Exécutif national, d’aucuns ont vu Mayo reprendre le flambeau de Secrétaire général de l’UNC.

C’était sans compter sur la vision du leader VK de mettre les jeunes aux avant-poste dans l’espoir de les voir redynamiser le parti à l’heure de grands enjeux et grandes manœuvres politiques qui arrivent… à grande vitesse peut-être. «Notre mentor est déterminé à mettre notre génération à l’épreuve. Montrons-nous à la hauteur», a déclaré le nouveau SG Billy Kambale, qui sera présenté, ensemble avec d’autres promus, ce samedi 23 octobre au cours d’un meeting à Kinshasa.

Ça saute aux yeux. Son espoir de renaissance politique, Kamerhe le fonde sur les jeunes. Pour y arriver, la comm’ est d’un enjeu majeur. D’où, le choix d’un autre jeune pour être son directeur de communication : Michel Moto Muhima, titulaire d’un diplôme en Communication et relations internationales. Le parti a aussi organisé une formation idéologique au bénéfice des jeunes qui sont l’avenir.

Quoi qu’il a misé un pactole pour la jeunesse, Kamerhe n’a cependant pas ignoré complètement les « vieux », les sages. Il les a réunis au sein du Collège consultatif près le président national, composé entre autres de Léon Mamboleo, Jean-Baudouin Mayo, etc.

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