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Élections apaisées: le parti FSP de John Omombo invite F.Tshisekedi à convoquer un cadre d'échange

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Jonh Omombo Tshumba, président national du parti politique "Forces Socialistes Progressistes
Jonh Omombo Tshumba, président national du parti politique "Forces Socialistes Progressistes

Par Serge Mavungu

La question relative à la tenue des élections dans le délai Constitutionnel continue à défrayer la chronique en République Démocratique du Congo (RDC). C'est dans ce cadre que John Omombo Tshumba, Président National du parti politique Forces socialistes progressistes (FSP) tire la sonnette d'alarme.

À l'en croire, la question électorale vient renforcer les inquiétudes au plus haut point, tant elle fait face à des contraintes qui sont de nature à briser son élan.

"Le 16 juillet 2022, nous avons participé au cadre de concertation organisé par la Commission Electorale Nationale Indépendante avec les Partis et Regroupements politiques. À la suite de cette activité, nous avons adressé une correspondance au Président de cette institution reprenant des griefs substantiels qui fâchent la Constitution et la Loi électorale", a-t-il déclaré devant la presse et les cadres et militants de son parti politique.

Et d'ajouter: "Nous voulons, à cette occasion, remercier les leaders politiques qui nous ont emboités les pas à travers leurs déclarations respectives".

Pour Jonh Omombo, l'opinion doit retenir que ce qui suit:

1 De l'inconstitutionnalité de la Loi organique de la CENI.

Les dispositions de l'article 1er alinéa 1er de la Constitution de la République Démocratique du Congo, telle que modifiée à ce jour, consacrent la laïcité de l'État congolais lorsqu'elles disposent : « la République Démocratique du Congo est, dans ses frontières du 30 juin 1960, un État de droit, indépendant, souverain, uni et indivisible, social, démocratique et laïc ».

Cependant, l'article 24 bis de la Loi organique n° 10/013 du 28 juillet 2010 portant organisation et fonctionnement de la Commission Électorale Nationale Indépendante telle que modifiée à ce jour remet en cause le caractère laïc de l'État Congolais lorsqu'il attribue l'exclusivité de la désignation du président de la CENI aux seules confessions religieuses: <... le Président, désigné par la Société Civile, confessions religieuses».

Ainsi, les branches de la composante Société civile qui ne professent pas de foi religieuse et d'autres qui oeuvrent dans le domaine des élections se trouvent injustement exclues par cette disposition sélective qui entre en conflit avec l'article de la Constitution sus évoqué.

Qui plus est, l'article 13 de la Constitution dispose qu'aucun Congolais ne peut, en matière d'éducation et d'accès aux fonctions publiques ni en aucune autre matière, faire l'objet d'une mesure discriminatoire.

2. De la hiérarchisation anarchique des opérations pré électorales.

L'actuelle Loi électorale dispose en son article 47 bis que « La cartographie électorale est définie en tenant compte des distances des électeurs par rapport aux lieux de bureaux de vote, les obstacles de distances à parcourir et de la stabilité des lieux des bureaux de vote. La Commission Électorale Nationale Indépendante publie, au plus tard trente jours avant le début de la campagne, la cartographie de bureaux de vote tenant compte du nombre des inscrits ».

Curieusement, le FSP constate, non sans regret, que l'opération de la cartographie des bureaux de vote, qui devrait intervenir après celle d'identification et enrôlement des électeurs, se fait en violation flagrante des dispositions de la loi électorale précitée.

3. De l'absence du consensus et de la confiance.

Il est évident que le consensus et la confiance demeurent incontestablement deux éléments fondamentaux pour bâtir une gouvernance électorale qui garantit un scrutin participatif, inclusif, crédible et apaisé.

Malheureusement, ces leviers se trouvent amplement tordus notamment à cause du processus non consensuel de la définition du cadre juridique (élaboration de différentes lois) et, la procédure exclusive portant sur la désignation des membres de la CENI. L'absence remarquable de plusieurs acteurs clésy du processus au premier Cadre de concertation est une illustration patente de ce manque cruel de consensus et de confiance.

Face à ces évidences incontestables, le FSP propose quant à la hiérarchisation anarchique des opérations pré électorales, il exige l'annulation immédiate et sans condition de l'opération de la cartographie des Bureaux de vote dont la validation est précipitée par la CENI.

Pour ce qui est de l'absence du consensus et de confiance, FSP compte mener des actions de plaidoyer et lobbying auprès de l'Organe de gestion des élections et des parties prenantes en vue de rechercher le consensus et rétablir la confiance. 

L'organisation des élections dans le strict respect du délai Constitutionnel constitue pour le parti politique cher à Jonh Omombo, un est impératif catégorique et non conditionnel.

Le FSP suggère humblement au président de la République, chef de l'État, Symbole de l'unité nationale, d'user de ses prérogatives Constitutionnelles pour convoquer un cadre d'échanges sur le processus électoral que "nous avons dénommé Dialogue électoral constructif".

Ledit dialogue, a-t-il souligné, est proposé comme une médication nécessaire, appropriée et urgente pour tenter de placer le processus électoral sur la voie qui lui éviterait de péricliter dans l'anomalie et l'apathie.

"Ce serait, à notre avis, le passage idéal pour réunir les conditions nécessaires, préalables à l'organisation des élections dans le délai Constitutionnel, loin des contestations majeures", a indiqué le président national du FSP.

Et de conclure: "C'est ainsi que FSP Parti - politique invite les uns et les autres à ne pas tomber dans la tentation de considérer les élections comme un simple rituel de légitimation de la vie publique; ni de les réduire à un simple exercice plébiscitaire. Le processus électoral occupe une position centrale et fondamentale dans une démocratie et en constitue le rouage fonctionnel".

Créé il y a quatre ans, le FSP est présente dans vingt et une provinces que compte la RDC.

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Jeudi 25 août 2022 - 12:38