Par Prosper Buhuru
Le président du parti Ensemble pour la République, Moïse Katumbi, accuse les autorités congolaises de multiplier les arrestations à caractère politique. Dans un message publié ce mercredi 22 juillet 2026, sur le réseau social X, l'opposant affirme qu'un adolescent de 17 ans a été interpellé après avoir diffusé l'une de ses vidéos de sensibilisation contre un éventuel changement de la Constitution.
Selon Moïse Katumbi, Costa Kasoya a été arrêté le 20 juillet à Kasenga, dans la province du Haut-Katanga, pour avoir filmé et projeté sur un écran géant une vidéo portant sur sa campagne de sensibilisation. L'opposant indique que le jeune homme a été transféré, le lendemain, à Lubumbashi, où il serait détenu à l'Auditorat militaire.
Le leader d'Ensemble pour la République affirme que ni les parents du mineur ni ses avocats n'ont été autorisés à lui rendre visite. Il soutient que les militaires de l'Auditorat auraient refusé, ce 22 juillet, l'accès aux conseils juridiques du jeune détenu.
Moïse Katumbi établit un lien entre cette affaire et d'autres arrestations qu'il qualifie de politiques. Il cite notamment celle de Clovis Mutsuva, coordonnateur de la jeunesse de son parti à Beni, ainsi que celle du journaliste Stéphane Shisso, dont il rappelle l'interpellation par l'Auditorat militaire à Lubumbashi en décembre 2025 et son transfert ultérieur à la prison militaire de Ndolo.
Pour l'opposant, ces interpellations s'inscrivent dans une série d'atteintes aux libertés fondamentales visant les membres et sympathisants de son parti. Il accuse le pouvoir de chercher à intimider la population plutôt qu'à favoriser un climat d'apaisement.
Moïse Katumbi annonce enfin son intention de porter ces allégations devant le Conseil des droits de l'homme des Nations unies et de sensibiliser les partenaires internationaux de la RDC sur ce qu'il considère comme des violations des droits humains.