Par Serge Mavungu
Le ministre de la Communication et Médias, Porte-parole du Gouvernement et son collègue des Finances, Nicolas Kazadi, ont co-animé, lundi 24 avril 2023, un briefing, sur la restitution de la participation de la RDC aux Assemblées de Printemps FMI-Banque Mondiale.
L'occasion faisant bien son larron, le ministre des Finances a éclairé la lanterne de l'opinion autour d'une prétendue réduction du budget pour l’exercice 2023 de 16 à 3 milliards de dollars USD que la Banque Mondiale aurait exigé au Gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC).
Étonné de constater qu'une certaine "langue", non qualifiée voulant se passant comme expert en matière des Finances publiques, et tentant même de raconter que le FMI a voulu réduire le budget de 16 milliards de dollars à 3 milliards, Nicolas Kazadi a expliqué que, " Un budget est composé des recettes propres, des recettes extérieures".
Et le ministre des Finances Nicolas Kazadi d'ajouter : "Si on ne s’arrête qu’aux recettes propres, alors que les recettes elles-mêmes ont un caractère cyclique, c’est-à-dire, soit on n’a rien compris, soit l’on veut volontairement induire les autres en erreur."
Pour éclairer davantage la lanterne de l'opinion, le ministre des Finances Nicolas Kazadi a rappelé que, l'année dernière, le Gouvernement de la République a fait en recettes propres 18.000 milliards, l'équivalent de 9 milliards USD, auxquels se sont ajoutées les recettes extérieures pour arriver à 11 milliards.
Cette année, a-t-il ajouté, "On a prévu de faire en recettes propres 22.400.000.000 auxquels vont s’ajouter les autres catégories de recettes pour faire 16 milliards".
Cette augmentation, à en croire Nicolas Kazadi est consécutive aux appuis budgétaires.
"L’année dernière, on a eu 250 millions. Cette année, on attend 500 millions. En plus, nous avons mobilisé tellement d’argent dont 8 milliards venus de la Banque Mondiale qu’il faut dépenser.", a-t-il indiqué.
Le ministre des Finances Nicolas Kazadi a, tout en indiquant que, l'objectif est de dépenser 2 à 3 milliards durant cette année, a martelé que" On n’a pas menti, on n’a jamais menti, tout est comme prévu.
À la seule différence qu’au premier trimestre, on a connu une difficulté de trésorerie exceptionnelle qui a fait qu’on ait eu ce qu’on a traversé comme situation sur les paiements des salaires des agents et fonctionnaires de l'État.