Par Prehoub Urprus
Depuis la publication des résultats provisoires des élections législatives nationales par la CENI -Commission Électorale Nationale Indépendante-, certains médias oeuvrant au service du Rwanda, se mettent à diffuser des messages ayant tendance à inciter à la haine tribale, pendant cette période post-electorale en RDC -République Démocratique du Congo-.
Ces médias vilipendent les communautés Hutu, Tutsi et Banyamulenge, qui ne seront pas représentées à l'Assemblée Nationale, avec la non tenue des élections législatives dans les territoires de Rutshuru et Masisi, suite à la guerre d'agression rwandaise sous le label M23 et AFC. C'est, entre autres, Mireille Sugira, un compte X au service de ces agresseurs, qui déclare : «... coup dur aussi certains Hutu du Nord-Kivu. Les nominations de Dénis Kadima n'ont pas tenu compte de leurs activismes dans le groupe criminel Nyatura, pourtant allié de Tshisekedi dans sa guerre contre le M23.»
Réagissant à ces propos incendiaires, qui n'ont qu'un seul but, d'inciter le peuple à la confusion et à la violence, l'association culturelle Igisenge rappelle l'opinion nationale et internationale, que la tribu Hutu ne fait nullement partie de la «Rwandophonie». A l'en croire, le terme «Rwandophonie», est une fabrication des individus qui cherchent à manipuler l'opinion, pour leur propre intérêt.
Par ailleurs, dans un communiqué de presse, la coordination de la jeunesse Hutu dit attendre du Gouvernement congolais, la libération des territoires de Rutshuru et Masisi, sous l'emprise de ces agresseurs qui véhiculent nuit et jour le terme «Rwandophonie». Cette libération pourra permettre la tenue des élections, afin que les habitants de ces contrées puissent exercer leur droit de vote.
«Ce communiqué tient lieu d'une mise en garde sévère», insiste la jeunesse Hutu. L'occasion pour elle ainsi d'appeler ses membres à rester soudés et mobilisés, derrière les FARDC -Forces Armées de la République Démocratique du Congo-.