Par Patrick Kitoko
La tension monte au sein de l’Assemblée provinciale de Kinshasa. Une motion de défiance a été initiée contre le ministre provincial des Infrastructures, Alain Tshilungu, accusé de manquements graves dans l’exercice de ses fonctions.
Selon plusieurs députés provinciaux à l’origine de cette initiative, le ministre aurait ignoré à deux reprises des convocations officielles émanant de l’organe délibérant. Ces convocations s’inscrivaient dans le cadre d’une question orale avec débat, un mécanisme essentiel du contrôle parlementaire.
D’après les élus, aucune justification valable n’a été fournie pour expliquer ces absences répétées. Les signataires de la motion dénoncent une attitude qu’ils qualifient de « méprisante » à l’égard de l’Assemblée provinciale. Ils estiment que ce comportement constitue non seulement une entrave au bon fonctionnement du contrôle parlementaire, mais également un outrage à l’institution.
Face à cette situation, les députés demandent à la plénière de se prononcer en faveur de la déchéance du ministre Alain Tshilungu. Ils appellent également à constater formellement la cessation de ses fonctions pour manquement grave à ses obligations.
Cette affaire pourrait marquer un tournant dans les relations entre l’exécutif provincial et l’organe législatif, dans un contexte où la reddition des comptes demeure un enjeu majeur de gouvernance à Kinshasa.