Par Don Benjamin Makolo
Le Secrétaire général de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS/Tshisekedi), Augustin Kabuya, a justifié, ce mercredi 29 avril 2026, via son compte X (ex-Twitter), les mesures conservatoires prises contre tout communicateur se réclamant du parti dans les médias sans mandat officiel.
Dans une série de messages, le dirigeant de l’UDPS affirme que cette décision vise à protéger l’image du parti ainsi que celle de son autorité morale, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
« Nous avons pris une décision courageuse et responsable à travers notre communiqué n° 004 du 25 avril 2026, afin de préserver le patrimoine commun qu’est l'UDPS/Tshisekedi et de protéger l'image de notre Haute Autorité Politique de Référence, Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, face à certaines déclarations et interventions médiatiques infructueuses. Cette décision relève de notre pouvoir discrétionnaire. Nous n'empêchons personne de s'exprimer dans les médias ou sur les réseaux, toutefois », a-t-il écrit.
Augustin Kabuya insiste également sur la discipline et la cohérence de la communication interne au sein du parti présidentiel, rappelant que nul membre ne peut engager l’UDPS sans mandat officiel.
« Nous rappelons à l'attention de chacun que les membres de l'UDPS/Tshisekedi ne sont pas des électrons libres et, s'ils jouissent de leur liberté d'expression, ils ne sont pas autorisés à engager le Parti UDPS/Tshisekedi, ni notre Haute Autorité Politique de Référence, comme ils le prétendent sans mandat », insiste-t-il.
Dans une déclaration particulièrement ferme, le Secrétaire général a également réagi aux critiques remettant en cause l’existence de représentants habilités à parler au nom du parti.
« Enfin, pour ceux qui estiment que l'UDPS/Tshisekedi ne dispose d'aucun représentant pour l'engager, cela soulève un problème de légitimité ; ils devraient se rendre au CNPP à l'Université de Kinshasa pour recevoir des soins appropriés », a lâché Augustin Kabuya.
Ces propos interviennent dans un contexte marqué par une multiplication de prises de parole publiques attribuées à des membres du parti, souvent sans validation officielle, ce que la direction de l’UDPS entend désormais encadrer strictement.