Par Patrick Kitoko
Le Gouvernement de la République démocratique du Congo franchit une nouvelle étape dans la gestion des risques et catastrophes. À l’initiative du ministère de l’Intérieur, une table ronde réunissant partenaires techniques et financiers s’est ouverte mardi à Kinshasa, marquant le lancement d’une dynamique nationale en faveur des actions anticipatoires.
C’est le vice-ministre des Affaires coutumières, Mwami Ndeze Jean-Baptiste, qui a procédé à l’ouverture officielle des travaux au nom du vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières. Cette rencontre stratégique intervient au lendemain de l’activation effective de la DGPC - Direction générale de la Protection civile -, une structure appelée à jouer un rôle central dans la prévention et la gestion des crises.
L’objectif principal de ces assises est de renforcer la coordination entre les différents intervenants impliqués dans la gestion des catastrophes. Il s’agit notamment d’identifier les synergies possibles, de combler les lacunes existantes et d’harmoniser les approches entre institutions publiques, partenaires humanitaires et bailleurs de fonds.
Face à une multiplication et à une diversification des risques, qu’ils soient climatiques, sanitaires ou sécuritaires, les autorités congolaises entendent mettre en place un système national d’actions anticipatoires robuste. Celui-ci reposera sur des principes clés tels que la souveraineté nationale, la coordination interinstitutionnelle et la durabilité des interventions.
À travers cette initiative, le Gouvernement affiche sa volonté de mieux protéger les populations en renforçant les mécanismes de prévention, de préparation et de réponse aux catastrophes. Une orientation qui traduit un changement de paradigme : passer d’une gestion réactive des crises à une approche proactive, fondée sur l’anticipation et la résilience.
Les travaux de cette table ronde devraient déboucher sur des recommandations concrètes et des engagements renforcés, en vue de bâtir un dispositif national plus efficace et mieux adapté aux défis humanitaires du pays.