Par Don Benjamin Makolo
À travers le communiqué officiel n°001/CAB.VPMIN/FP-MA-ISP/2026 publié ce mercredi 29 avril 2026, le cabinet du Vice-Premier Ministre chargé de la Fonction publique, de la Modernisation de l’Administration et de l’Innovation du Service public a apporté des précisions sur la situation des fonctionnaires non payés, sujet largement relayé sur les réseaux sociaux.
Le cabinet indique suivre avec attention les débats publics sur cette question sensible. Tout en saluant l’intérêt de l’opinion, il déplore la diffusion de propos attribués à des proches du ministre, fondés selon lui sur des chiffres inexacts et susceptibles d’alimenter la confusion.
Un assainissement des effectifs en cours
Soucieux de rétablir les faits, le cabinet rappelle que la maîtrise des effectifs fait l’objet d’un travail de fond depuis plusieurs années. Un processus d’identification biométrique a permis de réduire le fichier de 1 480 000 agents déclarés à 785 000 agents certifiés, dont 600 886 effectivement identifiés sur l’ensemble du territoire.
Cette opération est présentée comme un assainissement structurant, destiné à fiabiliser la gestion salariale et les projections budgétaires de l’État. Le Gouvernement souligne que cette réforme répond à des pratiques anciennes de recrutements non encadrés. Selon le communiqué, près d’un million de personnes seraient concernées par ces irrégularités, justifiant la poursuite des contrôles.
Une mécanisation progressive jusqu’en 2027
Concernant les agents non payés, le cabinet précise que le Gouvernement a opté pour une mécanisation progressive. Elle tient compte de la disponibilité des ressources, de l’équité territoriale, de l’ancienneté et de l’assiduité des agents.
Entre 2021 et le premier trimestre 2026, 195 000 agents ont été mécanisés, s’ajoutant aux 177 000 fonctionnaires déjà pris en charge auparavant. Le processus se poursuit avec l’objectif d’intégrer tous les agents régulièrement enregistrés dans le fichier de référence d’ici 2027.
Vers une nouvelle politique salariale
Les autorités annoncent par ailleurs une nouvelle politique salariale pour corriger les déséquilibres au sein de la Fonction publique. Il s’agit de réduire les écarts de traitement entre agents d’une même administration, entre administrations, ainsi qu’entre le niveau central et les services déconcentrés en provinces et dans les entités territoriales décentralisées.
Des réformes structurelles engagées
Le cabinet met en avant plusieurs chantiers déjà lancés : rationalisation des recrutements, amélioration de la gestion des carrières, modernisation du système de retraite, renforcement de la sécurité sociale, promotion de l’égalité de genre, inclusion des personnes vivant avec un handicap et formation des futurs cadres via l’École nationale d’administration.
Enfin, le Gouvernement appelle à une responsabilité collective. Il estime que les défis actuels résultent de plusieurs décennies de dysfonctionnements et nécessitent une approche dépassionnée et concertée. Il invite les médias, les partenaires sociaux, les agents publics et les citoyens à accompagner cette réforme qualifiée de structurelle et historique, dans l’intérêt supérieur de la République.
Ci-dessous, la mise au point rendue publique par le cabinet du VPM de la Fonction publique, Jean Pierre Lihau
