RDC - PHC : L'Asbl "Toile d'araignée" s'insurge contre la décision du Gouvernement de nommer un PCA

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Jérôme Sekana, Coordonnateur de l'asbl Toile d'araignée
Jérôme Sekana, Coordonnateur de l'asbl Toile d'araignée

Par Serge Mavungu 

La société d'économie mixte PHC -Plantations et huileries du Congo- met la barre plus haut par rapport à bien d'autres entreprises qui opèrent en RDC -République démocratique du Congo-.

PHC dispose de ses activités dans les zones rurales des provinces de l’Équateur, de la Mongala et de la Tshopo. Dans ces endroits les plus reculés du pays, en plus de produire de l’huile de palme, PHC gère à ses frais propres 4 grands hôpitaux, avec 460 lits de malades, 16 dispensaires et 3 centres de santé. Chaque année, ces hôpitaux soignent plus de 150.000 patients, font 1.350 opérations chirurgicales majeures, et permettent à plus de 2.000 enfants congolais d’y naître gratuitement, en toute sécurité. En plus, PHC a creusé et entretient 70 puits forages, qui offrent de l’eau potable bien traitée par ses services qualifiés aux habitants des communautés locales environnantes. En trois ans, PHC a construit et équipé totalement 23 écoles de six classes chacune, 12 centres de santé, 7 maisons de résidence des chefs de groupements, un entrepôt et 6 maisons de passage gérées par les communautés, pour leurs besoins administratifs. PHC entretient les routes de desserte agricole sur plus de 100 km2 de rayon. PHC appuie plus de 2.400 familles paysannes vivant autour de ses sites, communautés qu’elle a structurées en 90 OPA -Organisations de Producteurs Agricoles-, pour la production alimentaire et la commercialisation des surplus, en vue d’améliorer leur pouvoir d’achat. 

Soucieuse d’amplifier davantage cet impact social dans ses concessions, PHC a lancé en septembre 2023 «la Fondation PHC», qui regroupe toutes les actions sociales de PHC envers les communautés bénéficiaires, et établit des partenariats avec d’autres institutions de développement, afin d’en faire profiter aux communautés locales dans les zones rurales. La gestion de la Fondation a été confiée au Professeur Mpoko Bokanga, un scientifique de renom qui a plus de 35 ans de carrière dans le développement international, avec des institutions du système des Nations Unies.

Au regard de tout ce qu'apporte au pays PHC, Jérôme Sekana, Coordonnateur de l'Asbl "Toile d'araignée", pense que cette société, qu'il considère comme la poule aux yeux d'or pour le gouvernement de la RDC et l'ensemble de la population, ne mérite pas la situation qu'elle traverse actuellement.

Tenez, pour la petite histoire, la ministre d'État, ministre en charge du Portefeuille venait de nommer une dame à la tête du Conseil d'administration de la société PHC, foulant ainsi aux pieds, d'après Jérôme Sekana, les textes de l'OHADA et les statuts de la société ci-haut citée.

La RDC ayant, depuis le 27 juin 2012, ratifié le Traité relatif à l'OHADA -Harmonisation du Droit des Affaires en Afrique-, la ministre d'État au Portefeuille n’a désormais, avec ce système OHADA, que le pouvoir de proposer et non plus de nommer les candidats Administrateurs. 

Après cette étape, l'on passera à l'élection.

S’agissant des élections, le Coordonnateur de l'Asbl "Toile d'araignée" a indiqué à la presse que "l’article 424 prévoit les élections par les Actionnaires ou les Administrateurs, comme mode de désignation des Administrateurs".

Et Jérôme Sekana de souligner : "Les Administrateurs ainsi désignés par élection désignent, à leur tour, un Président du Conseil d’Administration. C’est donc seul le Conseil d’Administration, à l’issue d’une réunion sanctionnée par un Procès-verbal, qui désigne un (e) Président (e) du Conseil d’Administration. Il n’ y a plus de nomination par l’Etat".

C’est pourquoi, a-t-il ajouté, l’article 428 du même acte uniforme dispose que «les délibérations prises par un Conseil d’administration irrégulièrement constitué, sont nulles». Cela revient à dire que si l’Etat nomme un Administrateur ou un PCA, celui-ci sera irrégulier et tous les actes qu’il va poser seront réputés nuls et exposeront l’avenir de la société.

Force est de constater que cette situation influe sur le climat de paix sociale régnant au sein de la société PHC.

"Avec le gel des comptes PHC, une décision prise unilatéralement par la ministre en charge du Portefeuille, cette situation empiète le climat des affaires en RDC", a conclu Jérôme Sekana.

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Mercredi 1 mai 2024 - 17:21