Processus de paix en RDC : l'opposant en exil André Claudel Lubaya fustige les revirements du Président Félix Tshisekedi

Catégorie
Image
L’opposant en exil André Claudel Lubaya [photo d'illustration]
L’opposant en exil André Claudel Lubaya [photo d'illustration]

Par Gloire Balolage

L'opposant politiques Congolais en exil André Claudel Lubaya a émis ce mardi 6 janvier 2026, sur son compte X, une critique sévère de la gestion de la crise sécuritaire et diplomatique par le Président Félix Tshisekedi. Selon lui, malgré une cour politique acquise et une autosatisfaction affichée, la gouvernance actuelle manque cruellement de cap stratégique et navigue dans l'improvisation permanente.

Pour Lubaya, le chef de l'État semble davantage guidé par des déplacements présidentiels répétitifs, des effets d'annonce et des revirements sans explications. Cette succession d'initiatives sans cohérence manifeste traduit une absence de ligne directrice claire, au détriment d'une gouvernance structurée et réfléchie.

L'opposant cite notamment un exemple récent : en octobre dernier, Félix Tshisekedi avait publiquement promis de plaider pour l'attribution du prix Nobel de la paix à Donald Trump. Moins de trois mois plus tard, lors d'une visite à Luanda, il a brusquement changé son discours en désignant João Lourenço, le président angolais, comme nouveau « champion de la paix ». Ce revirement, selon Lubaya, illustre parfaitement l'inconstance et l'improvisation qui minent la parole présidentielle.

Le déplacement en Angola, présenté comme un retour à une médiation « crédible », ne fait que renforcer cette impression d'errance. Après avoir marginalisé la diplomatie angolaise au profit de médiateurs comme le Qatar ou les États-Unis, le président revient à son point de départ sans fournir le moindre bilan transparent des démarches précédentes, qui semblent avoir échoué.

André Claudel Lubaya questionne ainsi la valeur réelle des engagements pris par Félix Tshisekedi, qu'il accuse de les renier au gré des opportunités médiatiques et de calculs à court terme. Il dénonce un pouvoir qui change de médiateur comme de discours, sans jamais reconnaître ses échecs ni définir une vision claire pour le pays.

Dans ce contexte confus, le ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, apparaît selon lui reléguée à un simple rôle exécutif. Son action serait cantonnée à donner une façade institutionnelle à des décisions fluctuantes et dépourvues de stratégie, ce qui ne contribue pas à renforcer la crédibilité de la diplomatie congolaise.

Enfin, l'opposant en exil conclut que cette crise congolaise révèle un déficit majeur de leadership stratégique. Sans vision claire ni direction assumée, le pouvoir en place génère uniquement instabilité et confusion, privant le pays de toute perspective sérieuse de paix durable et de souveraineté effective. À ses yeux, Félix Tshisekedi porte l'entière responsabilité politique de cette situation.

Étiquettes
Mardi 6 janvier 2026 - 11:47