Par la Rédaction
La question d’une réforme constitutionnelle continue de diviser la classe politique congolaise ainsi que l’opinion publique. Alors que certains acteurs politiques et organisations de la société civile mettent en garde contre toute initiative susceptible de bouleverser les équilibres institutionnels actuels, d’autres estiment qu’une révision du texte pourrait permettre de mieux adapter les institutions aux défis auxquels fait face la République démocratique du Congo.
Le deuxième vice-président de l'Assemblée nationale, Christophe Mboso N’kodia Pwanga, s’est exprimé sur ce sujet lors d’une rencontre politique organisée avec ses partisans, le dimanche 8 mars, prenant clairement position dans la controverse qui entoure l’avenir de la loi fondamentale adoptée en 2006.
Devant ses militants rassemblés dans la capitale congolaise, le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale a estimé que la question de la modification de la Constitution ne devrait pas être considérée comme un sujet interdit dans le débat public. Selon lui, discuter d’une éventuelle évolution du texte constitutionnel relève d’un processus normal dans la vie politique d’un pays.
Dans son intervention, Christophe Mboso a défendu l’idée, selon laquelle, toute œuvre humaine peut être révisée ou adaptée au fil du temps. Il a soutenu que la Constitution, comme toute autre construction juridique élaborée par les hommes, peut évoluer en fonction des réalités et des besoins du moment.
Pour illustrer son propos, il a déclaré devant ses partisans que seule la parole divine reste immuable.
« Seule la Bible demeure inchangeable. Donc c’est seulement la parole de Dieu qu’on ne peut pas changer, mais pas ça », a-t-il affirmé, soulignant ainsi que la Constitution, en tant qu’œuvre humaine, peut faire l’objet de modifications.
Il est allé plus loin en exprimant ouvertement sa position personnelle sur la question. Christophe Mboso s’est dit favorable à un changement de la Constitution, estimant que les prochaines élections prévues en 2028 devraient se dérouler dans le cadre d’une nouvelle loi fondamentale.
« Je suis pour le changement de la Constitution. Les élections de 2028 se feront avec une nouvelle Constitution », a-t-il déclaré, laissant entendre que le débat sur la réforme constitutionnelle pourrait prendre de l’ampleur dans les années à venir.