Par Prosper Buhuru
Le Gouverneur intérimaire du Haut-Katanga, Martin Kazembe, a annoncé une traque sans compromis contre les assaillants responsables de l’attaque contre la base de Lusinga, dans le Parc national de l’Upemba, affirmant qu’aucune négociation ne sera engagée avec ces groupes armés.
L’autorité provinciale s’est rendue sur place dans le territoire de Mitwaba, à plus de 300 kilomètres de Lubumbashi, quelques jours après l’incursion attribuée aux éléments Maï-Maï Bakata Katanga. Cette visite visait à évaluer les dégâts causés par l’attaque contre ce site écologique majeur de la République démocratique du Congo.
Accompagné de responsables militaires et sécuritaires, Martin Kazembe a inspecté les installations touchées lors de cette offensive armée qui a provoqué des pertes humaines et des blessés parmi les personnes présentes sur le site.
À l’issue de cette descente, le Gouverneur intérimaire a assuré que la situation est désormais maîtrisée grâce à l’intervention des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), qui ont repris le contrôle de la zone.
« Nous sommes au niveau de la base du Parc national de l’Upemba. La situation est sous contrôle. Nous voulons rassurer la population que nos Forces de l’ordre sont là et qu’elles travaillent comme il se doit », a déclaré Martin Kazembe, à la presse, le week-end dernier.
Mais au-delà du constat, l’autorité provinciale a surtout affiché une position ferme face aux auteurs de cette attaque. Il a affirmé que les Forces de sécurité poursuivent actuellement les assaillants et que les autorités provinciales excluent toute forme de dialogue avec eux.
« Nous pourchassons ces assaillants jusqu’à leur dernier retranchement. Il n’y aura pas de négociations. Nous sommes déterminés à rétablir la paix conformément aux instructions de la haute hiérarchie », a-t-il insisté.
Lors de cette visite, le Gouverneur intérimaire a également lancé un appel à la population du territoire de Mitwaba, afin qu’elle collabore avec les Forces de défense engagées dans les opérations de sécurisation.
Selon lui, cette coopération est essentielle pour permettre aux autorités de restaurer durablement la sécurité dans cette zone et protéger ce patrimoine naturel stratégique.