Par Grevisse Tekilazaya
La représentation nationale a auditionné, samedi 13 juin, le vice-Premier ministre, ministre de la Fonction publique, Modernisation de l’Administration et Innovation du Service public, Jean-Pierre Lihau, dans le cadre du contrôle parlementaire. Le VPM Lihau est venu répondre à une question d’actualité initiée par le député national Patrick Matata ainsi qu’à une motion d’interpellation portée par le député national Antoine Nzangi.
S’agissant de la question d’actualité relative aux effectifs des agents et fonctionnaires de l’État sur l’ensemble du territoire national ainsi qu’à la masse salariale, Jean-Pierre Lihau a premièrement dressé un état des lieux de son secteur. Il est ensuite revenu sur les dysfonctionnements structurels hérités de plusieurs années de mauvaise gestion administrative.
Le vice-Premier ministre a en outre expliqué les réformes engagées depuis sa prise de fonctions en 2021, particulièrement les opérations d’assainissement du fichier des agents publics qui ont permis l’identification et la suppression de nombreux cas d’agents fictifs. Il a également évoqué les missions de contrôle menées dans différentes provinces, ayant révélé l’existence de plusieurs agents irrégulièrement enregistrés sans pièces justificatives conformes.
Quant à la motion d’interpellation portant sur le transfert de numéros matricules des agents publics de la province du Nord-Ubangi vers celle de la Mongala, le vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique est revenu à la tribune pour apporter des clarifications aux préoccupations soulevées par l’initiateur.
Dans ses explications, il a rejeté toute implication dans ce dossier. Le VPM Lihau a rappelé qu’aucune disposition légale ne lui confère le pouvoir de désaffecter le numéro matricule d’un agent d’une province pour l’attribuer à un autre agent dans une autre province. Il a rappelé à la représentation nationale les procédures administratives conduisant à l’attribution des matricules, tout en pointant des irrégularités héritées de certaines décisions administratives antérieures, notamment des arrêtés publiés en 2018, qui auraient contribué à créer des incohérences persistantes dans la gestion des effectifs.
À l’issue de ces échanges, une motion incidentielle a été soulevée par le député national Célestin Ingelemba, faisant suite à la satisfaction exprimée par la majorité des députés nationaux quant aux éléments de réponse fournis par le vice-Premier ministre, ministre de la Fonction publique, Modernisation de l’Administration et Innovation du Service public, Jean-Pierre Lihau.