Par Serge Mavungu
La Première Ministre Judith Suminwa a ouvert, ce mercredi 25 mars 2026, à Bandundu-ville, les travaux en plénière de la 13ᵉ Conférence des Gouverneurs, marqués notamment par la validation des mandats des participants par le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani.
Au cœur des échanges, au chapiteau du gouvernorat, la question du deuxième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH2) s’est imposée comme un enjeu stratégique majeur. Intervenant lors d’un panel dédié, le ministre du Plan, Guylain Nyembo Mbwizya, a fixé le coût global de cette opération à 192 millions de dollars américains. Il a, à cette occasion, insisté sur la nécessité de préserver le caractère strictement technique du processus, appelant à éviter toute interférence politique.
Dans la même dynamique, le coordonnateur national du Bureau central de recensement, Henry Kazadi Mutombo, a détaillé les exigences opérationnelles du projet. Il a notamment indiqué que près de 10.000 cartographes seront mobilisés pour la phase de cartographie, une étape essentielle devant permettre de constituer une base de sondage fiable, y compris pour le futur recensement général de l’agriculture.
Le processus global du recensement s’étendra sur une période de trois ans et sera structuré en quatre phases : une phase préliminaire, une phase préparatoire, le dénombrement exhaustif et une phase post-dénombrement. Selon les projections présentées, l’étape cruciale du dénombrement général est prévue entre juin et juillet 2027.
Au-delà de son caractère technique, ce recensement est perçu par les autorités comme un outil déterminant pour améliorer la planification du développement, affiner les politiques publiques et renforcer la gouvernance territoriale. La Conférence des Gouverneurs de Bandundu apparaît ainsi comme un cadre clé pour mobiliser les provinces autour de cette opération nationale d’envergure.