Breaking News

Retrait des troupes rwandaises et ougandaises : « Si la dynamique tient, l’Est de la RDC pourrait enfin respirer sans troupes étrangères sur son sol » [Eugène Diomi Ndongala]

Catégorie
Image
Eugène Diomi Ndongala, président national du Parti Démocratie Chrétienne
Eugène Diomi Ndongala, président national du Parti Démocratie Chrétienne

Par Don Benjamin Makolo

Le président du Parti politique Démocratie Chrétienne, Eugène Diomi Ndongala a salué, ce jeudi 26 mars 2026, une « désescalade historique » dans l’Est de la République démocratique du Congo, affirmant que les troupes étrangères rwandaises et ougandaises amorcent un retrait progressif du territoire congolais.

Dans une déclaration publiée sur son compte X, le président de la Démocratie Chrétienne (DC) estime que « pour la première fois depuis des années, une dynamique concrète de retrait des forces étrangères se dessine en RDC », à l’approche du 1er avril 2026, date marquant l’entrée en vigueur totale des sanctions américaines contre l’armée rwandaise.

Selon lui, un tournant décisif est intervenu lors des discussions tenues à Washington les 17 et 18 mars 2026, sous médiation américaine, entre Kinshasa et Kigali. « Ce n’était plus de la diplomatie de salon. C’était une réunion militaire et technique, avec des généraux autour de la table », a-t-il souligné.

Revenant sur cette rencontre, Eugène Diomi Ndongala met en avant l’intervention du général Patrick Sasa Nzita, qu’il qualifie de « moment clé ». Celui-ci aurait mis au défi la partie rwandaise de fournir des preuves concrètes de l’intégration des éléments FDLR au sein des FARDC.

« Les FARDC, c’est une armée structurée. Donnez-nous les noms, les unités, les matricules exacts de ces FDLR soi-disant intégrés », a-t-il rapporté, indiquant qu’aucune preuve n’aurait été présentée en réponse, affaiblissant ainsi, selon lui, « le prétexte utilisé depuis des années pour justifier l’ingérence ».

L’opposant affirme que cette séquence a conduit à l’adoption d’un chronogramme « précis et confidentiel » de désengagement des forces rwandaises, désormais en cours d’exécution sur le terrain. Il évoque notamment un recul des éléments du M23/AFC/RDF dans certaines localités du Nord-Kivu.

Dans la foulée, Eugène Diomi Ndongala souligne également l’annonce du chef de l’armée ougandaise, le général Muhoozi Kainerugaba, qui s’est dit prêt à retirer les troupes de l’UPDF déployées dans l’Est de la RDC « en coordination avec Kinshasa ».

« Deux forces étrangères majeures – rwandaise et ougandaise – qui annoncent leur retrait au même moment. Coïncidence ? Non. C’est la pression américaine qui porte ses fruits », a-t-il affirmé.

Toutefois, l’opposant appelle à la prudence, reconnaissant que « rien n’est encore acquis » et que les retraits pourraient rester progressifs, voire partiels.

Malgré ces réserves, Eugène Diomi Ndongala se montre optimiste quant à l’évolution de la situation sécuritaire dans l’Est du pays. « Si la dynamique tient, l’Est de la RDC pourrait enfin respirer sans troupes étrangères sur son sol », a-t-il déclaré.

Pour lui, « la souveraineté congolaise n’est plus un slogan : elle devient une réalité en marche », faisant du mois d’avril 2026 une période qu’il juge « décisive » pour l’avenir sécuritaire de la RDC.

Jeudi 26 mars 2026 - 18:57