Par Prosper Buhuru
L’acteur politique et économique en République démocratique du Congo, Thierry Monsenepwo, a salué les performances du ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, qu’il qualifie de « compétent » au regard des résultats enregistrés dans la gestion économique du pays.
Dans une interview accordée à ouragan, cette figure influente de la scène politico-économique congolaise a développé une lecture structurée de la compétence d’un ministre des Finances, articulée autour de trois piliers : la maîtrise du cadre macro-économique, la mobilisation des recettes et l’encadrement des dépenses, ainsi que le financement durable de l’État.
S’agissant du premier axe, Thierry Monsenepwo met en avant les avancées enregistrées dans la stabilisation du cadre macroéconomique. Il évoque notamment la maîtrise progressive de l’inflation, l’appréciation de la monnaie nationale et le renforcement des réserves de change, estimées à environ 7 milliards de dollars. Il souligne également le respect des engagements de la RDC vis-à-vis des partenaires internationaux, notamment le Fonds monétaire international, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement.
Sur le deuxième pilier, relatif à la mobilisation des ressources publiques, il insiste sur la capacité de l’État à assurer régulièrement la prise en charge de près de 800 000 agents publics, tout en poursuivant des investissements structurants. Il attribue ces performances aux réformes engagées au sein des régies financières, notamment la DGI et la DGRAD, qui contribuent à renforcer les recettes fiscales et parafiscales.
Illustrant la rigueur dans la gestion des dépenses, il cite notamment le suivi du dossier lié aux travaux de la Route nationale numéro 7 (RN7), dans la province du Sankuru. Selon lui, le ministre des Finances a pris le temps nécessaire pour analyser en profondeur ce projet stratégique, visant à sécuriser les installations de la société COBIL SA, dont il assure la présidence du conseil d’administration, tout en garantissant l’intérêt des populations locales.
Enfin, sur le troisième pilier, Thierry Monsenepwo met en avant la capacité du Gouvernement à financer durablement les politiques publiques, à travers la mise en œuvre de projets d’infrastructures et de programmes de développement. Il estime que cette dynamique traduit une gestion structurée et orientée vers les résultats.
Au regard de ces éléments, Thierry Monsenepwo conclut en saluant la performance du ministre des Finances, estimant que les indicateurs actuels témoignent d’une gouvernance économique en amélioration, en phase avec les ambitions de développement portées par les autorités congolaises.