Par Patrick Kitoko
L’ancienne sénatrice Francine Muyumba a vivement critiqué la gestion, par les autorités congolaises, du projet d’accueil en RDC, de migrants en provenance des États-Unis, dénonçant une absence de transparence et de débat public sur une question qu’elle juge cruciale pour la souveraineté nationale.
Dans une déclaration publiée, ce mercredi 8 mars 2026, sur son compte X, Francine Muyumba accuse le pouvoir en place en République Démocratique du Congo de vouloir imposer une décision majeure « sans débat ni transparence », alors même que le pays serait, selon elle, « incapable de gérer ses propres crises internes ».
Francine Muyumba appelle à une réaction immédiate du Parlement, estimant qu’une institution « responsable » devrait convoquer les autorités en charge de la diplomatie, afin d’éclairer l’opinion publique. Elle soulève plusieurs interrogations restées, selon elle, sans réponse : l’identité des migrants concernés, leur provenance, ainsi que les raisons pour lesquelles la RDC serait considérée comme pays d’accueil.
“ Aucun accord sur l’avenir du pays ne peut se faire dans l’ombre ”, insiste-t-elle, rappelant que la souveraineté nationale repose sur la transparence et le droit à l’information du peuple.
L’ancienne sénatrice pointe également du doigt le rôle du Parlement, en particulier ses commissions des relations extérieures, qu’elle accuse d’inaction. Elle déplore l’absence d’auditions des responsables diplomatiques, d’interpellations sur les décisions en cours, et de réponses aux préoccupations des citoyens. Pour elle, cette situation constitue « une défaillance grave des institutions », laissant la diplomatie congolaise évoluer « sans contrôle parlementaire » et sans redevabilité.
Au cœur de son argumentaire, Francine Muyumba insiste sur la notion de souveraineté, qu’elle estime indissociable d’un contrôle démocratique effectif.
“ La souveraineté ne peut être exercée sans contrôle ”, affirme-t-elle, appelant à un sursaut institutionnel pour garantir la transparence des décisions engageant l’avenir du pays.